40 ans au service des langues africaines

Le Pr. Charles Binam Bikoï, secrétaire exécutif du CERDOTOLA, a rendu visite au ministre des Arts et de la Culture pour s’entretenir au sujet de cet anniversaire

 

De 1977 à 2017. Quatre décennies que le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA) œuvre à la promotion de la culture du continent. Et 40 ans de travail acharné, ça se célèbre avec enthousiasme. Le Pr. Charles Binam Bikoï, secrétaire exécutif du CERDOTOLA, reçu en audience le 6 avril dernier par le ministre des Arts et de la Culture (MINAC), le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, est venu annoncer la bonne nouvelle. Le ministre s’est visiblement réjoui de cette nouvelle. Il a pris le temps d’apprécier le travail effectué par cette institution depuis toutes ces années. « Elle est nécessaire à notre temps, utile au développement des traditions orales, au développement culturel et patrimonial de l’Afrique », a-t-il déclaré.
Le ministre a également promis que le gouvernement camerounais se tiendra aux côtés du CERDOTOLA durant cette célébration. Le Pr. Charles Binam Bikoï, reconnaissant de cet accompagnement, a tenu à souligner tout le soutien déjà apporté par l’Etat, à travers le ministère en charge des arts et de la culture, sa tutelle. « Nous sommes la seule institution aujourd’hui parmi les cinq qui furent créées il y a une quarantaine d’années à travers l’Afrique, à avoir tenu le flambeau de la survivance. Nous devons nous incliner devant l’engagement du Cameroun, du président de la République qui au moment le plus difficile a instruit et consenti des sacrifices énormes pour que l’institution revive, soit relancée et reprenne la mesure des enjeux de notre temps qui sont évidemment des enjeux d’émergence et de développement durable », a expliqué le Pr. Binam Bikoï.
Créé en 1977 à la diligence des chefs d’Etat africains, le CERDOTOLA est une institution inter-Etats de coopération scientifique, culturelle et diplomatique pour la préservation, la diffusion et la mise en valeur du patrimoine africain. A l’heure où le Cameroun consent à rétablir l’inventaire de son patrimoine national, le CERDOTOLA se déploie comme un partenaire outillé dans la mise en œuvre des méthodologies notamment et des instruments à disposition pour soutenir cette action. Un rôle qui lui sied bien, car depuis deux ans, le CERDOTOLA a été élu observateur de la convention de l’UNESCO sur les questions de patrimoine matériel.

 

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