Réformes économiques en zone CEMAC: La mise en œuvre à accélérer
- Par Jocelyne NDOUYOU
- 15 Apr 2026 08:52
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C’est l’une des résolutions de la 6e session extraordinaire du comité de pilotage tenue récemment à N’Djamena sous la présidence du Congolais Christian Yoka.
La sixième session extraordinaire du Comité de pilotage (Copil) du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) s'est tenue le 8 avril dernier à N'Djamena (République du Tchad) et en visioconférence, sous la présidence de Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public de la République du Congo, président dudit comité. Cette session s'inscrivait, selon le président du Copil, dans la dynamique de la mise en œuvre des directives des chefs d'État lors du sommet de Brazzaville de janvier dernier, dont l'évaluation trimestrielle de l'implémentation des réformes dans la communauté. Ceci dans un contexte marqué par des incertitudes persistantes au plan international, alors même que les économies de la CEMAC demeurent confrontées à des contraintes structurelles profondes (détérioration des termes de l'échange, insuffisances dans le rapatriement des recettes d'exportation, etc.), en dépit d'une résilience relative (croissance à 3,5 % en 2025 contre 3,3 % en 2024, inflation contenue à 2,1 %).
Au cours des travaux, il a été constaté que le rythme de mise en œuvre des réformes reste en deçà des attentes et masque des disparités entre les États membres. « En outre, les avancées demeurent partielles, en particulier en ce qui concerne le rapatriement des avoirs extérieurs et la mise en œuvre de réformes structurantes, notamment la stratégie communautaire d'import-substitution », peut-on lire dans le communiqué final. Pour changer la donne et « enclencher une transformation économique durable », plusieurs recommandations ont été faites, à la fois aux États membres, à la Commission de la CEMAC, à la Banque des États de l'Afrique centrale et à la Commission bancaire de l'Afrique centrale.
Il s'agit principalement : d'accélérer les réformes de digitalisation et de mise en œuvre du Compte unique du Trésor, en rapport avec la BEAC, en procédant à un inventaire exhaustif des comptes publics et en fixant une échéance de centralisation ; de poursuivre et d'intensifier la mise en œuvre du plan d'apurement de la dette intérieure dans le cadre de la stratégie visant la réduction de la dette publique. Les acteurs devront également finaliser la migration du tableau des opératio...
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