Le cauchemar de«Makeba »

Le long métrage de Christian Kengne met en exergue les troubles que rencontrent nombre de foyers

 

La lymprophagie (un pacte de sang) entre deux conjoints et les violences faites aux femmes sont les thématiques traitées dans « Makeba », le film de Christian Kengne. Le réalisateur camerounais raconte l’histoire de Makeba, une jeune femme amoureuse de Mokonzi, son copain. Ils décident de se marier, et pour sceller leur union, font un pacte de sang chez un marabout. Après ce pacte, les deux conjoints célèbrent le mariage coutumier et deviennent par la suite parents d’un petit garçon. Quelque temps après, Mokonzi perd son travail, ce qui le rend violent à l’égard de sa famille. Le quotidien de ce foyer autrefois paisible deviendra une suite de bastonnades. La pauvre Makeba subit toutes ces violences, prisonnière de ce pacte qui stipule que la personne qui se séparera de l’autre mourra avant sept jours.
À travers des effets spéciaux, le film de 83 minutes fait voyager le cinéphile dans l’intimité de plusieurs foyers dans lesquels les jeunes filles et femmes sont soumises à divers traumatismes liés aux coutumes africaines où règne la violence conjugale. Il est également question des séquelles sur le comportement d’enfants issus des familles. Les conséquences des pactes que les uns et les autres réalisent dans l’inconscience est aussi une thématique de ce long métrage. Devant ce cycle infernal de souffrances et de désolations causées par un homme alcoolique, désespéré et violent, la jeune femme emprunte des voies obscures pour se défaire du pacte qui est le nœud de sa séparation avec son époux Mokonzi.
La sortie officielle est prévue le 14 mai 2017. Ayant réalisé plusieurs courts-métrages notamment « Le bail », « Mbra, on est ensemble », entre autres, Christian Kengne signe avec « Makeba » son premier long métrage. Malgré quelques lacunes techniques, ce film à tout pour plaire.
 

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