Gestion foncière: En quête d’une politique intégrée
- Par Rita DIBA
- 23 Apr 2026 20:55
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Le 2e colloque et session de perfectionnement en foncier, ouvert depuis hier 22 avril à Douala, explore des voies d’harmonisation de la gouvernance dans le domaine.
Le foncier au Cameroun, au-delà d’une simple question de lopins de terre, est une poudrière sociale en attente d’une réforme de fond. C'est le constat majeur ressorti de la première journée du 2e colloque et session de perfectionnement en foncier, organisé par l'Association foncière du Cameroun (ASFOCAM) à Douala. Ouvert hier 22 avril 2026 et se poursuivant jusqu'au vendredi 24, cet événement rassemble experts, magistrats et chefs traditionnels autour d'un thème central : « Légitimité, compétence, et pouvoir : le trio explosif de la gouvernance foncière ». Le constat dressé par Etienne Gabriel Ngoa, président de l’ASFOCAM et coordonnateur scientifique du colloque, est sans appel : le foncier au Cameroun charrie aujourd'hui trop d'émotions négatives, de tensions et de litiges. Que ce soit dans le Littoral, le Centre ou même dans le Grand Nord (où la culture de la conciliation masque parfois une densité réelle de problèmes), les tribunaux administratifs et judiciaires sont saturés par les dossiers fonciers. L'objectif de ce colloque est donc de sortir de la gestion de crise pour proposer des solutions structurantes à l'État. Il s’agit de trouver une articulation harmonieuse entre ceux qui détiennent le pouvoir administratif, ceux qui possèdent la compétence technique et les communautés qui revendiquent la légitimité quotidienne sur leurs terres ancestrales. Au coeur des débats d’hier et d'aujourd'hui se trouve la nécessité d’une politique foncière intégrée. Selon l’ASFOCAM, le Cameroun souffre de l’absence d’un « référent dominant ». Actuellement, la gestion est morcelée : le ministère des Domaines traite de l'utilisation de la terre, tandis que les Mines ou les Forêts répondent à d'autres logiques, créant des chevauchements normatifs où, par exemple, le « domaine privé » possède deux définitions différentes selon la loi consultée. Pour Etienne Gabrie...
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