Pratique du journalisme économique: des reporters de la CEMAC outillés

Du 5 au 7 avril à Libreville, le FMI a formé des hommes de médias à la maîtrise des concepts économiques et à la rédaction d’un bon article

 

Plutôt que de dispenser un cours magistral arrosé de théories savantes, Mathieu Robbins et Sarah Wachter, journalistes à la fondation Thomson Reuters ont privilégié un échange avec les apprenants. Au total, 13 journalistes de la République du Congo, du Tchad, du Gabon, de la République centrafricaine et du Cameroun. Une méthode qui a eu pour effet de faciliter la compréhension des concepts réputés complexes à savoir, les indicateurs économiques, la politique monétaire et le rôle de la banque centrale. La formation a également levé un pan de voile sur les outils de la politique monétaire à savoir, le taux d’intérêt, l’assouplissement quantitatif et la réserve monétaire. Des clés ont aussi été données pour comprendre le financement des entreprises et même la structuration de la dette.
Selon Mathieu Robbins, qu’importe la complexité du sujet, le journaliste économique doit rédiger des articles plus digestes pour les lecteurs et auditeurs, en s’exprimant en des termes simples car : « l’information économique ne s’isole pas du reste de l’actualité, étant donné qu’elle s’adresse aussi à un large public », a-t-il déclaré.
Le troisième et dernier jour du séminaire a été consacré à la connaissance du FMI, de ses missions et de sa nouvelle stratégie de communication. Paulo Drummond, chef du Centre technique d’assistance du FMI à Libreville, Kadima Kalonji, représentant résident du FMI au Cameroun et Lucie Mboto Fouda, chargée principale de la communication au FMI, ont fait des exposés sur les stratégies de communication de l’institution de Bretton Woods et ses missions auprès des Etats membres. Il en est ressorti que le FMI a apporté des améliorations à sa stratégie de communication. « Des sites internet ont été créés et des accréditations sont attribuées pour la couverture des évènements tels que les assemblées de printemps », a expliqué Lucie Mboto Fouda. Seulement, cette révolution ne peut être productive que si les journalistes ont une maîtrise avérée de l’institution mais aussi, du contexte macroéconomique qui prévaut dans la sous région.

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