permanentes Revendications: Les doléances permanentes

Au Cameroun, depuis plusieurs années déjà, la quête d’harmonie entre les acteurs (administration du travail, employeurs et employés) de la chaîne du travail est une réalité et une constance. Une recherche d’équilibre majoritairement impulsée par les revendications de la ressource humaine dans plusieurs aspects importants. Salaire et avantages Dans l’ère du temps, l’adaptation aux mutations économiques à l’échelle nationale ou internationale a exacerbé les pressions relatives aux questions salariales et autres avantages. Au Cameroun L’idéal du travail décent et de l’augmentation du pouvoir d’achat trouve encore des obstacles liés à l’existence et au caractère désuet de nombreuses conventions collectives qui aménagent les rapports sociaux. Dans le secteur de la presse privée, les journalistes tirent le diable par la queue. « Être journaliste de média privé au Cameroun, c’est la mer à boire. Le salaire est tellement dérisoire, insuffisant, irrégulier et insultant. Je ne le considère pas comme tel. Ce sont davantage des frais de transport. Il y a des journalistes rémunérés mensuellement à 40 ou 50 000 F. Certains font des mois et des mois sans le moindre salaire », s’insurge une consoeur requérant l’anonymat. Dans le secteur public, l’Union générale des travailleurs du Cameroun (UGTC) se fait l’amplificateur des cris des contractuels de la fonction publique. Elle réclame depuis plusieurs années l’élimination de la discrimination salariale entre fonctionnaires et contractuels. Le profil de carrière « Généralement, lorsque vous entrez dans une entreprise à une catégorie, vous devez exactement savoir comment vous pouvez évoluer et gravir des échelons ». Un principe posé par Isaac Bissala, président de l’UGTC, que semble regretter aujourd’hui Ayissi Ndi S., infographiste dans un établissement spécialisé dans la prépresse et l’imprimerie. Depuis 17 ans, il n’a pas connu de promotion, ni de rétrogradation. Au sein de la structure qui l’emploie, il demeure le doyen des infographistes. « À mon âge et avec mon expérience, je ne devrais plus me retrouver à monter les maquettes des projets éditoriaux. Je devrais assurer la direction technique d’une entreprise ou manager une équipe en apprenant le travail aux plus jeunes », souligne-t-il avec une pincée d’amertume. Il ne bénéficie des avancements et changements de grade du Dr Orphé P., médecin. Cependant, ce dernier regrette l’absence d’un profil de carrière clair à la fonction publique. « Au-delà de l’ancienneté, il n’y a pas de profil bien précis. Chez les médecins, il n’y a pas une organisation lisible prévoyant qu’apr&egrav...

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