Société nationale camerounaise de l’art musical: Place à l’action !
- By Yannick ZANGA
- 08 May 2026 12:56
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Après le récent renouvellement des organes dirigeants, l’organisme de gestion collective est désormais appelé à explorer toutes les opportunités de réponse à la précarité de ses membres.
Au Cameroun, la question du droit d’auteur apparaît pour certains comme le talon d’Achille du soussecteur art et culture. Ces dernières années, dans l’opinion et même au sein de la corporation, elle constitue un véritable casse–tête ou encore un feuilleton TV interminable avec cette impression prévisible de deux pas en avant, deux pas en arrière. Bien que l’on puisse parfois questionner la qualité des oeuvres, les artistes-musiciens camerounais ne cessent de créer. Les concepts musicaux émergent, même si on n'observe pas de signes extérieurs de bien-être et de confort matériel chez les artistes. Avec l’enchevêtrement des acteurs, les goulots d’étranglement sont nombreux et multidirectionnels. Un encadrement juridique à mettre à jour, le défaut de sensibilisation des usagers combiné à la conception du droit d’auteur comme un nouvel impôt, la faible assiette de perception auprès d’usagers grands consommateurs des musiques locales ou encore les suspicions de malversations financières couplées au défaut d’expertise de certains responsables des organismes de gestion collective demeurent des sempiternels griefs. Le 30 avril dernier, la Société nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam) a renouvelé ses organes dirigeants. Un passage par les urnes qui s’imposait depuis quelques mois après l’expiration des mandats des responsables depuis décembre 2025. Conformément à la vérité des urnes, il revient à Ateh Bazore, en poste depuis 2020, de tenir les rênes du traineau de l’organisme de gestion collective dans l’art musical. Après le temps de l’euphorie, il est impérieux de placer l’artiste au coeur du fonctionnement de la Sonacam. « Au Cameroun, nous faisons face à une précarité inquiétante. Plus de 80 % des créateurs vivent sous le seuil de pauvreté, alors même que les oeuvres génèrent de la valeur dans divers secteurs : médias, télécommunications, publicité, spectacles, plateformes numériques… qui, dans la majorité, ne paient pas les redevances liées à leur exploitation des oeuvres protégées &raqu...
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