Import-substitution: Les premiers fruits
- Par Aïcha NSANGOU N.
- 13 May 2026 12:00
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Appui en matériels agricoles, accompagnement financier des producteurs, aménagement des infrastructures... sont autant d’initiatives qui commencent à produire des résultats concrets.
Elle a du prix aux yeux des producteurs, l’action du gouvernement à leur endroit. Complexe moderne de poissonnerie de Kousseri ce vendredi 8 mai. Leur langage est étrange à ceux qui ne sont pas du coin mais une chose est sûre, ces vendeuses de poissons sont heureuses. Leurs conditions de vie vont changer, leurs revenus vont s’améliorer et surtout elles pourront approvisionner les populations en poisson de qualité et en quantité. Dans cet espace construit pour promouvoir l’activité piscicole à Kousseri, réduire les pertes post capture, augmenter la production d’aliments de poisson, entre autres, elles savent que l’essentiel est assuré. Appollinaire Bachir, de l’association mixte des personnes handicapées du Mayo Danay ne s’est pas fait raconter la cérémonie de remise des équipements aux producteurs de Yagoua et des localités environnantes le mercredi 5 mai dernier. « C’est une grande joie que de recevoir cette dotation en matériels ce jour. Notre niveau de vie sera amélioré. Nous avons reçu des motoculteurs, des tricycles, des moissonneuses, et beaucoup d’autres matériels. Notre production va augmenter », se réjouissait-il. Augmentation de la production, c’est justement l’ambition portée par la Politique nationale d’import-substitution impulsée par le chef de l’Etat depuis décembre 2023. Pour d’ailleurs matérialiser cette vision, un Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) a été mis en place. Il fait son petit bout de chemin. Quatre ministres, dont les départements ministériels sont directement impliqués dans ce chantier, viennent d’effectuer un séjour dans les régions du Nord et de l’Extrême- Nord. Ils sont allés évaluer la mise en oeuvre de la Politique d’import-substitution, par le canal des projets Projet d'aménagement et de valorisation des investissements dans les vallées de la Benoué et du Logone (Viva-Benoué et Viva Logone), Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac), Plan d’urgence triennal et Projet de développement rural intégré Chari-Logone qui participent dans ces régions à l’accroissement de la production agropastorale et halieutique. « En substituant progressivement les importations par la production nationale, nous réduisons durablement le déficit de notre balance commerciale. Nous gagnons en souveraineté alimentaire. Les enjeux sont considérables », a prévenu le ministre de l’Economie dès le lancement de la tournée. Ce sont justement les actions de ces projets qui ont été évaluées au cours de la semaine dernière. A travers le Projet Viva Benoué par exemple, on a pu mettre en place des centres d’innovations technologiques. Des infrastructures capitales dans le circuit de production du riz. Sur le terrain, jeunes, femmes, hommes bénéficient de cet accompagnement et leur épanouissement est perceptible. Comme ce groupe de femmes à Lagdo qui sont formées depuis deux ans à la production du riz étuvé. Ici, l’on est passé de la pro...
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