« La localité est depuis longtemps cosmopolite »

Charly Olivier Lobe Priso, maire de la commune de Njombé- Penja.

M. le maire, peut-on avoir une brève présentation de la localité de Njombé-Penja ? La commune de Njombé-Penja a été créée depuis le décret de 1993 et existe sur un territoire de 260 km2 qui, avant, était dans la grande commune de Loum. Nous sommes un peuple cosmopolite, où les populations autochtones sont réparties entre les peuples Bafoun, Abo et Bonkeng. On a neuf chefferies traditionnelles de 3e degré et une chefferie supérieure. C’est ainsi que nous évoluons dans cette atmosphère où aujourd'hui, nous accueillons plus de 120 000 habitants. On reçoit des populations venant de tout le Cameroun. Des ressortissants des régions septentrionales, du Sud-Ouest, du Littoral, une grande et forte communauté Grassfields en provenance de l'Ouest et du Nord-Ouest etc. Quelles sont les manifestations du vivre-ensemble à Njombé- Penja ? L’unité nationale sans le vivre-ensemble est factice. Parce que c'est quand on vit ensemble qu'on peut parler d'unité. Nous devons comprendre que s'il n'y a pas d'unité, on ne peut pas développer même nos villages. Et Njombé-Penja est depuis longtemps une localité cosmopolite où tout le monde se sent à l'aise. Ici, il y a très peu de guerres et de scissions. Un enfant de Njombé-Penja ne s'identifie pas seulement de par son origine. Il s'identifie même partout dans le monde entier. La crise dans le Nord-ouest et le Sud-Ouest montre encore plus notre capacité d'accueil. Aujourd'hui à Njombé-Penja, il y a à peu près 2000 à 3000 déplacés internes, selon le dernier recensement du projet « Filets sociaux ». Quelles mesures d’envergure sont prises au bénéfice des déplacés internes ? On a mis sur pied un projet pour permettre aux déplacés internes qui n'ont pas d'acte de naissance d'en obtenir, pour leur permettre d’avoir la CNI pour ceux qui l’ont perdue en quittant leurs régions d&rsqu...

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