Déficit dans l’éducation:il faut près de 50 000 enseignants

 L’état des lieux au plan national a été fait par le ministre des Enseignements secondaires lundi au Sénat.

Sur le plan national, et en tenant compte de toutes les disciplines scientifiques et techniques, il faut en moyenne 48 000 enseignants pour répondre aux besoins qui se posent. Cette indication est du ministre des Enseignements secondaires (MINSEC). Jean Ernest Ngalle Bibehe Massena répondait à la question du sénateur RDPC Alioum Alhadji Hamadou de l’Extrême-Nord. Ce dernier a voulu savoir quelles mesures le gouvernement entend prendre pour résorber ce déficit d’enseignants, spécifiquement dans les régions septentrionales.
Dans ses éléments de réponse, le MINESEC s’est voulu franc et réaliste. « Cette question pertinente se pose dans toutes les régions du pays. L’Extrême-Nord, en termes de besoins, n’est que la 3e région après le Centre et l’Ouest », a souligné le ministre Ngalle Bibehe. Et le problème se présente sous plusieurs facettes. D’abord, au plan institutionnel, le MINESEC a révélé que les écoles normales camerounaises ne produisent que 5 000 enseignants par an, soit le 1/10 du besoin réel. Ce qui veut dire que pour combler le gap, il faut en moyenne 10 ans à ce rythme et dans une condition où « aucun enseignant ne doit décéder, ni aller à la retraite. Et aucun enseignant  ne doit être détaché dans un autre ministère. Ce qui est impossible », a regretté le MINESEC. Par ailleurs, il y a le cas des enseignants en cours de contractualisation qui sont régulièrement en déplacement pour le suivi de leurs dossiers.  Ou alors celui des enseignants qui produisent de fausses pièces pour se faire affecter en zones urbaines. Et sur cet aspect, Jean Ernest Ngalle Bibehe a fait remarquer que la seule ville de Yaoundé est en surplus de près de 3 000 enseignants. 

 

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