Infrastructures en Afrique: Le Japon investira près de 6 000 milliards de F

Engagement pris à l’ouverture de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD VI) à Nairobi au Kenya.

 

Pour sa première tenue en terre africaine depuis sa mise sur pied, on y attendait des engagements forts pour le développement de l'Afrique. La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD VI), un concept du Japon lancé depuis 23 ans,  a en effet fixé un nouveau cap dans la coopération entre ce pays et l'Afrique : le développement des infrastructures.

Ainsi, « le Japon s'est positionné en première ligne et va apporter à l'Afrique dans les trois ans à venir un soutien d'environ 10 milliards de dollars, pour accroître ses infrastructures ». L'annonce est du Premier ministre, Shinzo Abe, du haut de la tribune d'ouverture de la TICAV VI. C'était samedi dernier au Kenyatta international convention centre (KICC) de Nairobi.

Dans sa vision pour une « Afrique de qualité, résilience et stable », le Premier ministre Abe pense que l'édification s'adossera sur les infrastructures, la ressource humaine et la méthode « Kaizen ». Cela passe par la création de nouvelles sources d'énergies, les systèmes de transport. Car, « pour développer les ressources et améliorer les échanges dans l'ensemble de l'Afrique, la construction des routes et des ports est nécessaire », plaide Shinzo Abe. La Japon promet donc que  Les capacités de production d'électricité vont augmenter de 2000 mégawatts.

Il fait pour cela faire recours à de nouvelles méthodes comme la géothermie, qui devrait permettre de satisfaire les besoins de trois millions de foyers d'ici 2022. Cela est une base de production tout comme la formation des jeunes qualifiés. À cette « Afrique résilience », qui ne doit pas se laisser fragiliser par le terrorisme ou  par  les maladies comme Ebola, le président du Groupe de la Banque mondiale lui rappelle qu'elle aura le quart de la population mondiale en 2050, soit 2,4 milliards d'âmes.

Pour cela, « elle a besoin de beaucoup de services et d'investissements. Et aujourd'hui plus qu'hier, le rôle du secteur privé est crucial », reconnaît Jim Yong Kim. Cette orientation vers le privé trouve du répondant chez les Japonais où près de 70 dirigeants d'entreprise ont fait le déplacement de Nairobi. Et ce partenariat en vue sur le continent africain, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Dr  Nkosazana Dlamini Zuma, souhaite qu'il soit fructueux, afin de permettre de réaliser de l'agenda de l’UA en 2063 sur le développement de l'Afrique.

 

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