Affaire Martinez Zogo: Débat autour du rapport présenté par l’expert

L’attention portée sur les appareils de certains accusés, la question des téléphones non expertisés, les images manquantes, ont entre autres meublé l’audience de mardi au Tribunal militaire de Yaoundé.

10h45-23h. Plus de 13 heures d’audience mardi 2 juin au Tribunal militaire de Yaoundé. Le procès relatif à l’assassinat du chef de chaîne d’amplitude Fm monte en intensité. Le Pr. Georges Bell Bitjoka, expert judiciaire sollicité pour examiner les téléphones et ordinateurs des accusés doit l’avoir réalisé. Lui qui a présenté dans une vidéo choquante lundi 1er juin, Martinez Zogo agonisant. Mais aussi les messages, les appels et les noms des accusés à la manette. Passée la phase de l’Examination-in-chief lundi (près de 6 heures), avant-hier mardi les avocats et les accusés sont entrés en scène pour interroger le volumineux rapport produit par le Pr. Bell. Non sans essayer de se dédouaner. Les confrontations entre le 32e témoin de l’accusation et les avocats ont parfois été rudes et longues. Rien n’a été négligé pour la manifestation de la vérité. Certaines questions ont de ce fait été posées avec insistance à plusieurs reprises. Une nouvelle projection des derniers instants de vie du défunt a aussi été demandée et obtenue. « Je voulais avoir la certitude que nous avons tout vu. Mes clients m’ont dit qu’il y a des images qui montrent que Martinez Zogo était parti de-là vivant. C’est pour cela que nous estimons que toutes les images auraient dû être présentées, pour savoir dans quel état était la victime à leur départ », explique Me Jacques Mbuny, avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, ancien directeur des opérations de la DGRE. Tout en appréciant le travail de « titan » abattu par l’expert, Me Claude Assira, avocat de l’Etat du Cameroun/DGRE a, quant à lui, relevé que « son seul problème est que pour au moins un des mis en cause, chaque fois qu’il se retrouvait face à une difficulté logistique, il y palliait en utilisant les moyens techniques que lui donnait sa mission. Mais il se trouvait beaucoup moins imaginatif pour les autres. » Mais tout compte fait, beaucoup saluent les avancées déjà enregistrées, en attendant la session du 22 au 23 juin prochain. « Ce rapport nous dit qui a sollicité qui, qui a financé qui, qui a mis qui sur le terrain et comment tout çà s’est mis en place. L’implication est établie pour certains accusés », dira Me Calvin Job, avocat des ayantsdroits de Martinez Zogo. Me Charles Tchoungang, du collectif des avocats de l’homm...

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