A menace globale ...

La lutte contre le virus à Ebola est une affaire planétaire. Mais, la menace se trouve avant tout en Afrique et on constate pour s’en féliciter que le continent a radicalement transformé sa manière de gérer les crises sanitaires, passant d'une posture de dépendance à un leadership direct sur le terrain. Pour contrer la propagation de la souche rare Bundibugyo, le continent pilote sa propre riposte à travers une institution puissante, un savoirfaire local respecté et une solidarité financière régionale. Face à la flambée de cas en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), une institution de l’Union africaine, a officiellement déclaré l'épidémie comme une urgence de santé publique de portée continentale. Africa CDC a instauré une veille permanente de surveillance et de communication sur l’évolution de la maladie. Sous l'impulsion de son directeur général, le Dr Jean Kaseya est monté au créneau sur les chaînes de télévision internationale pour communiquer sur le sujet. L'institution a structuré un plan continental conjoint de riposte pour coordonner les opérations sur le terrain. La dimension internationale de cette riposte se traduit aussi par un engagement financier, scientifique et logistique global, porté par les organisations à rayonnement mondial et par les grandes puissances. Les États- Unis (via l'USAID) et l'Union européenne ont débloqué des millions d'euros et de dollars dès l'apparition de la nouvelle souche afin de subvenir aux besoins urgents. Les bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale et l'ONU s’a...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie