Akwa-nord: Hospitalisé après avoir bu le thé de papa

Arnaud S., 18 ans, a été conduit d’urgence dans une clinique mercredi dernier, pris de priapisme suite à la consommation d’un produit censé « réconcilier les mariages».

Bonaventure S., charpentier, et son épouse Grâce ont failli perdre leur fils Arnaud, étudiant de 18 ans, mercredi dernier. C’est en tout cas ce qu’ils ont appris du médecin de la clinique où a été conduit l’ado ce jour-là, suite à un malaise aussi croissant qu’inquiétant. Les parents doivent le salut de leur fils en partie au voisin qui a mis sa voiture à contribution. La gendarmerie, elle, sera informée par d’autres riverains, alertés par les cris et pleurs venant du domicile de Bonaventure S., quelque part à Bonewonda par Akwa-nord (arrondissement de Douala V). Tout part d’un thé apparemment très puissant. Du moins, trop fort pour un jeune. D’après ce que notre charpentier dira aux gendarmes, il a reçu le produit de son patron il y a un mois, après un bon travail du côté de Bonabéri (Douala IV). Le paquet était une prime de rendement, et était censé garantir un autre type de rendement. Quand il le lui remet en effet, le patron de Bonaventure lui dit en substance que ce thé est un passeport pour la virilité, un visa pour la performance, une assurance de surcapacité… La notice ne déclare pas autre chose, qui indique comme promesse finale : « Le thé qui réconcilie les mariages ». Seulement, il est interdit aux moins de 25 ans (le thé, pas les mariages). Bonaventure a informé son épouse de l’acquisition, avec force détails. Le produit était dans une armoire au salon, et la clé du compartiment toujours gardée dans la chambre des parents. Ce mercredi 10 juin, Bonaventure est sous pression : il doit aller chercher du matériel de travail en urgence. Le camionneur censé l’accompagner donne des coups de klaxon impatients. Notre homme vide rapidement sa tasse, la dépose et sort. Il a oublié la clé sur l’armoire. Il la récupérera en fin d’après-midi, au moment de se resservir du thé. Seulement, constat : deux sachets sont hors de la boîte… S’il a des questions, l’homme les garde pour lui. Notre charpentier sirote sa tasse du soir quand arrive son fils aîné, Benoît, 21 ans. « Depuis 16h, Arnaud ne se sent pas bien », apprend Bonaventure. Interrogé par son père, le petit dit avoir mal au dos et au bas-ventre. « Le bas-ventre ? Tu es une femme ? », demande le papa. Puis il envoie le gamin se coucher, promettant d’appeler « Docta ». Peu après, Benoît revient : ça ne va vraiment pas. L’aîn&e...

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