Tunisie: Le temps de la décrispation

Les mesures de clémence au profit de plus d’un millier de détenus et de lutte contre la vie chère prises par les dirigeants ont permis de calmer les tensions qui secouaient le pays depuis plusieurs mois.

Après plusieurs mois de tensions, la situation s’est calmée en Tunisie. Depuis l’annonce de la grâce présidentielle accordée en mai dernier à plus d’un millier de prisonniers, les manifestants se sont rangés, les rues se sont apaisées et la vie a repris son cours normal. Les différentes vagues de manifestations orchestrées par l’opposition et certains acteurs de la société civile étaient motivées, selon leurs initiateurs, par la dégradation du pouvoir d'achat, le chômage des jeunes, la hausse du coût de la vie et la contestation des mesures politiques. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la principale centrale syndicale du pays fondée le 20 janvier en 1946 et qui réclame plus de 750 000 membres, n’a pas manqué de critiquer vertement l'absence de dialogue social et le manque de mesures concrètes du gouvernement face à la crise traversée par le pays. Bien que ferme, le président tunisien n’est pas resté insensible et sourd aux revendications de ses compatriotes. Outre la libération de plus d’un millier de prisonniers, Kaïs Saïed, a entrepris d’autres mesures pour calmer le jeu. En matière économique par exemple, le chef de l’Etat tunisien a annoncé de nouvelles décisions pour rassurer les couches sociales défavorisasse en accordant un point d’honneur à la lutte contre la précarité, la spéculation et l'inflation. Le tout endossé sur des réformes structurelles globales du système de sécurité sociale. Les pouvoirs publics devront également accentuer des efforts pour réguler les marchés, lutter contre les monopoles et combattre la hausse des prix de produits de grande consommation. Dans son Plan d...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie