Couverture santé universelle: Lentement mais sûrement

Répondant aux préoccupations des sénateurs hier, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie a indiqué que le gouvernement mettait en place ce programme de manière responsable.

Au Sénat hier, il y avait une séance plénière consacrée aux questions orales que les sénateurs ont adressées aux membres du gouvernement. Dans cet exercice qui participe du contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie a apporté des réponses aux préoccupations du sénateur Pierre Flambeau Ngayap. La première question posée par le sénateur de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) portait sur le niveau de mise en oeuvre de la Couverture santé (CSU) lancée de manière effective dans le pays en 2023. En guise de réponse, le Minsanté s’est somme toute voulu rassurant. Indiquant que « trois ans après, les résultats disponibles montrent que la préparation technique était globalement satisfaisante ». Ceci, parce que le gouvernement a choisi, dans sa politique d’implémentation de la CSU, de construire un dispositif national sanitaire robuste opérationnel et réaliste. Dans cette logique, l’Etat a commencé par la prise en charge des catégories sociales sensibles. Il s’agit des femmes enceintes, des enfants de moins de cinq ans, des personnes vivant avec le VIH, celles atteintes d’insuffisance rénale, de tuberculose… D’après lui, « plusieurs millions de Camerounais ont déjà été pré-enrôlés ou enrôlés. Les femmes enceintes bénéficient d’une prise en charge encadrée jusqu’à l’accouchement. Les enfants de moins de cinq ans consultent et sont traités gratuitement pour plusieurs affections prioritaires, notamment le paludisme, entre autres ». Pour lui, cette approche méthodologique permet à l’E...

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