Ces égoïsmes qui font le lit de la drépanocytose

A quoi sert-il à un couple d’avoir des enfants s’il faut tout le temps courir à l’hôpital ? S’il faut les voir souffrir au quotidien jusqu’à ce que mort s’en suive. Certains disent que l’amour est plus fort. L’un ne peut vivre sans l’autre. Ils s’aiment depuis le lycée. C’est l’homme qui a envoyé son épouse à l’école. Ils ont déjà construit. Ils ne peuvent plus se séparer, etc. Toutes ces raisons sont compréhensibles. Mais à certains moments de la vie, il faut savoir raison garder. En acceptant que tout ce que la nature unit, ne peut être validé par la science, il y a des règles à respecter. Et cela ne commence pas avec vous particulièrement. C’est un principe général qui s’applique au Cameroun et dans le monde entier. Il est ainsi dit qu’avant de se mettre à conjuguer le verbe aimer au présent et au futur, il faut commencer par le test de l’électrophorèse de l'hémoglobine. Il permet de repérer les personnes ayant le trait drépanocytaire (génotype AS). Ces personnes ne présentent aucun symptôme mais peuvent transmettre le gène à leurs enfants. L’examen confirme la maladie (génotype SS ou variantes comme SC) en mettant en évidence l'absence d'hémoglobine normale (HbA) et la prédominance d'hémoglobine anormale (HbS). Faire ce test avant le mariage permet au couple de connaître ses compatibilités génétiques avant de s'engager ou de concevoir. Mais le plus souvent, aveuglés par l’amour, les messages sucrés pendant de longues heures, beaucoup n’y pensent presque plus. D’autres y ne le font pas même lorsque cela leur traverse l’esprit. Comme le coeur bat, c’est ainsi que les choses vont vites. Au bout de quelques mois, le ventre de madame pousse. Bébé arrive avec son vent de bonheur, ses changements, mais aussi la naissance du projet de mariage. Et parfois même avant que l’union ne soit scellée devant les hommes et devant Dieu, bébé numéro 2 a déjà pointé son nez. Le test de l’électrophorèse n’a toujours pas été fait, alors qu’il est crucial, voire vital. A côté des négligents, il y en a qui réalisent après examen qu’ils ne sont pas faits pour avoir des enfants, mais s’entêtent. Refusent de se séparer. Espérant avoir des enfants sains. Un jour pourtant les problèmes commencent. Le quotidien bascule. Le petit « Junior » qui était plein de vie à la naissance devient l’ombre de lui-même. Il ne joue plus. Ne mange plus bien. Il est régulièrement malade. Des douleurs aiguës aux os, aux articulations ou à l'abdomen lui font passer des moments difficiles. Sans compter qu’il est régulièrement anémié et exposé à des infections graves. Lorsqu’une fièvre apparaît, une pâleur soudaine, un ventre...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie