Free kick: Un palier à franchir

Il y a à peine une semaine, l’Afrique se félicitait d’avoir neuf de ses 10 représentants en 16e de finale de la Coupe du monde. Une performance historique en soi. Mais aujourd’hui, la déception est plutôt de mise puisque sept de ces neuf équipes ont déjà plié bagages, avant que les choses sérieuses ne commencent. On peut célébrer la qualification du Maroc pour les quarts de finale pour la deuxième fois consécutive, en anticipant l’exploit que ce serait pour l’Egypte de dompter l’Argentine pour passer les 8e de finale. Mais il va bien falloir à un moment arrêter de croire que passer au-delà du premier tour relève de l’extraordinaire et que faire bonne figure face à tel ou tel grand est une ligne à ajouter à son palmarès. Au contraire, il faut normaliser le fait d’avoir systématiquement au moins une équipe africaine en quart de finale ou même au-delà. A ce moment-là, on pourra affirmer que l’Afrique a enfin avancé. Ce Mondial devrait en tout cas servir d’électrochoc au continent. De belles intentions, de l’engagement et du coeur ne suffisent pas toujours dans un tournoi comme la Coupe du monde. Ce qui fait la différence au haut-niveau, ce sont les détails et les équipes africaines semblent encore peu s’en préoccuper. Le mental fait partie des grandes faiblesses de ces sélections, autant que le manque de culture tactique, sans oublier l’environnement pollué dans et autour des équipes. Il est temps de se remettre en question. Tout comme on pourrait interpeller la Confédération africaine de football pour plus d’implication pour des prestations plus abouties de ses équipes. L’Europe semble l...

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