Le durcissement des conditions d’immigration impose à l’Afrique de transformer cette contrainte en catalyseur.
Le principe de réciprocité Le durcissement des politiques migratoires pousse de plus en plus de voix et de gouvernements africains à exiger l’application stricte du principe de réciprocité. Face aux restrictions de visas, à l’augmentation des coûts consulaires et à la réduction des représentations de visas, l’instauration des mesures de rétorsion est vue comme un levier d’affirmation souveraine. D’ailleurs, des pays comme le Niger et la Namibie ont mis en place des exigences de visa pour les ressortissants des pays occidentaux, à l’instar des Etats-Unis et la France, en réponse aux restrictions unilatérales imposées à leurs propres citoyens. L’argument principal repose sur l’égalité de traitement visant à obliger les partenaires internationaux à négocier d’égal à égal. La valorisation du capital humain Face au durcissement des politiques migratoires occidentales, l’Afrique gagnerait à retenir ses talents et attirer sa diaspora. Cela nécessite de transformer structurellement ses économies, d’améliorer l’accès aux services sociaux de base, de créer des emplois pour la jeunesse et de garantir une bonne gouvernance. Pour cela, les pays africains sont appelés à concevoir des politiques nationales proactives pour insérer leur jeunesse, plutôt que de la voir s’en aller vers d’autres horizons souvent risqués. Les t...
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