Un gap à combler

Les insuffisances relevées dans la production continuent de causer un manque entre la demande nationale et les quantités disponibles.

Riz Depuis Ndop au Nord-Ouest, Yagoua à l’Extrême-Nord, Tonga à l’Ouest ou encore Poli au Nord, le riz made in Ca­ meroon essaye de se frayer un chemin jusqu’aux assiettes des consomma­ teurs. Sauf que le marché local reste largement dominé par le riz importé. D’ailleurs, en 2024, le Cameroun a dé­ pensé 320 milliards de F dans les im­ portations de cette céréale. La pro­ duction de riz Paddy cette même année n’était que de 52 000 tonnes. Plus tôt, en 2020, la production locale de riz se chiffrait à 140 710 tonnes pour une demande d'environ 577 000 tonnes. Or, l’ambition de production est de 460 000 tonnes pour 2027 et de 750 000 d'ici 2030. Une situation qui appelle au renforcement des efforts dans le secteur. Maïs Ici, en plus du déficit de production, la filière traverse un problème de distri­ bution et de commercialisation. La moyenne nationale de production se situe entre 2,2 et 2,8 millions de tonnes par an, mais de nombreux stocks peinent à être écoulés sur le marché local. Le 13 mai dernier, le mi­ nistre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a dé­ cidé de suspendre les importations de maïs pour permettre aux producteurs de vendre cette céréale ou de la trans­ former. Même si, depuis des années, la production locale ne parvient pas à combler la demande nationale. D’après l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a importé près de 40 000 tonnes de ma&iu...

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