Croyances : gare au fanatisme

Y aoundé, le 5 août 2020, en pleine période de Co­ vid-19, une église de réveil dans le 3e arrondisse­ ment de la capitale est fermée par les autorités administratives. Cette fermeture était simplement le remake d’un acte posé quelques jours auparavant dans cette église dite de réveil. Les fidèles étaient passés outre l’injonction administrative et avaient simplement brisé les scellés apposés pour continuer de fréquenter ces lieux. La raison de cette sortie des autorités publiques, les responsables de cette église ont décidé de ne pas respecter l’instruction gouvernementale qui rendait alors obligatoire le port du masque de protection dans l’espace public, en raison de cette pandémie. Plus grave, de jeunes ouailles ont décidé de mettre en pratique ce refus de leur « pasteur » en se présentant dans leur centre d’examen du BEPC et du Probatoire sans masque de protection. Face à leurs examinateurs qui n’entendaient pas mettre en danger la vie des autres candidats, les jeunes adeptes avaient alors choisis de laisser tomber leurs exa­ mens. Dans la nuit du 27 au 28 juin 2026, c’est une fillette de 11 ans qui a été froidement assassinée d’une vingtaine de coups de poignard au quartier Nkolndongo à Yaoundé par une jeune femme n’ayant pas encore atteint la vingtaine. Celle-ci expliquera plus tard avoir été manipulée par un prétendu prophète, se revendiquant de la Mission évangélique vie et paix au Cameroun, qui a pourtant une existence légale depuis le 18 novembre 1998. Elles sont très nombreuses aujourd’hui ces familles ca­ merounaises qui ont été brisées du fait des actions de ces églises dites de réveil, en raison de l’influence néfaste exercée sur l’un ou l’autre membre, dans un contexte où les responsables de ces structures font plus office de gourou que de guide spirituel pour les fi­ dèles. Le 8 juillet 2026 au cours d’une concertation en son ca­ binet avec des responsables des Témoins de Jéhovah, le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul s’était fait fort de leur rappeler leurs obligations vis-à-vis des emblèmes de la République. « L’Hymne national est une obligation républicaine ! Cette obligation est non négociable ! Il n’y a pas de concession en ce qui concerne le drapeau et l’hymne national ! », avait alors martelé le membre du gouvernement face à ses inter­ locuteurs. Bien plus si l’on peut admettre que le vote ne fait pas partie des habitudes des adeptes de ce mouve­ ment religieux chrétien restaurationiste, cet acte citoyen n’étant pas obligatoire au Cameroun, interdire aux fidèles de se faire vacciner ou alors d’accepter une transfusion sanguine en cas de maladie devient incompréhensible, voire inacceptable. Une attitude qui se veut une inter­ prétation, à leur manière, de certains passages des Saintes Ecritures. La récente décision des autorités administratives, no­ tamment dans le département du Mfoundi, de fermer certaines églises dites de réveil, est apparu salvatrice pour de nombreuses populations. Tant les nuisances de ces entités sont insupportables au ...

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