ONG : Plus de vigilance !
- Par Georges Emmanuel TSAYID
- 24 Jul 2026 11:38
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L a récente actualité sur les dérives de certaines Organisations non gouvernementales (ONG) au Cameroun renseigne avec éloquence sur le degré de gravité des fautes commises par certains membres de la société civile. Au point de porter atteinte à la sécurité nationale. Pendant des années, l’Organisation dénommée « Nations unies des Droits de l’Homme/ Police d’intervention générale » a semé la confusion dans les esprits des Camerounais en arborant sans aucune gêne, des tenues, insignes et autres attributs très proches de ceux des Forces de défense et de sé curité et du système des Nations unies. Une infiltration digne des grands services de renseignements qui leur a permis de procéder à des interpellations, des escroqueries et exactions au grand dam des paisibles citoyens. Et ce, pendant un bon moment ! Dans la même veine, une autre Organisation de la so ciété civile a cru devoir s’écar ter allègrement de ses mis sions premières qui sont celles de promotion des droits de l’Homme pour se muer en une organisation paramilitaire. Il s’agit de l’Organisation pour la défense des droits de l’Homme (ODDH International). Le raid des pandores dans les domiciles des leaders a permis de saisir des armes de guerre, des armes de chasse, des cachets, des poignards, des tenues militaires, des tenues du GPIGN portant également des effigies de l’ODDH In ternational, des laissez-passer, des rangers, des galons, des cartes professionnelles, des ordres de mission… Une véritable organisation paramilitaire qui a réussi à se fondre dans le paysage social national. Grâce aux pandores, ces deux organisations sont désormais hors-jeu. Le ministre de l’Administration territoriale a interdit, par arrêté du 21 juillet dernier, le port et la détention d’attributs, tenues, insignes ou tout autres signes distinctifs semblables à ceux des Forces de défense et de sécurité et du système des Nations unies par les Organisations à but non lucratif. Si ces actions musclées des Forces de défense et de sécurité puis des autorités administratives rassurent, il n’en demeure pas moins vrai que la vigilance reste de mise. Oui ! Une vigilance de tous les instants, à l’image des Forces de défense au front dans l’Ex trême-Nord qui déroutent constamment les expéditions meurtrières de Boko Haram. La vigilance commence par l’application stricte des textes en vigueur. Notamment la loi n°99/014 du 22 décembre 1999 régissant les ONG au Cameroun. Cette vigilance inclut la police autour des statuts et des at tributs. A cela s’ajoute l’audit des financements reçus. Il est notamment question d’exiger une traçabilité stricte des fonds étrangers en collaboration avec l'Agence nationale d'investigation financière pour blo quer le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme. A ce sujet, le gouvernement a, à plusieurs reprises, exprimé ses inquiétudes concernant des ONG et des agences humanitaires s...
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