Free-kick: Premier test après la zone de turbulence

Coup d’œil dans le rétroviseur. Novembre 2016, le Cameroun accueille la 10e édition de la CAN féminine. Une grosse ferveur embrase Yaoundé et Limbé, villes hôtes du tournoi. La petite troupe montée par Carl Enow Ngachu, le sélectionneur, séduit fans et observateurs. Battue en finale par le Nigeria, les Lionnes sont néanmoins célébrées. Le couple prési­ dentiel, Paul et Chantal Biya, les reçoit même au Palais de l’Unité. Immense honneur. Cou­ ronnement d’une parenthèse de deux semaines enchantées. 10 ans plus tard, que reste-t-il de cette équipe qui avait diffusé le bonheur, donné le rêve à tant de jeunes filles ? 2016 reste un point de repère de cette sélection. L’organisation de la CAN par le Cameroun avait donné un coup de fouet au foot féminin. Les Lionnes ont disputé plusieurs finales de CAN et participé à d’autres tournois de premier plan. Trois ans après le show grandeur nature de 2016, les Lionnes indomptables participaient à la Coupe du monde féminine en France, en y laissant une bonne impression. Depuis lors, l’équipe stagne. Sombre. Absente de la CAN féminine 2024 parce que recalée aux éliminatoires, l’équipe a également raté les qualifications pour l’édition qui s’ouvre de­ main. Elle ne doit sa présence au Maroc qu’à l’élargissement du format du tournoi de 12 à 16 équipes et à son classement FIFA. La sé­ lection affronte une longue zone de turbu­ lences. C’est la plus longue traversée du désert de son histoire. « Casa » se présente donc comme une oasis pour étancher la soif, une belle occasion pour rebondir. Bien avant son repêchage début février 2026 par la CAF, la sélection était déjà orpheline d’un staff. Jean- Baptiste Bissek, le titulaire du poste, ayant été limogé en octobre 2025. Ce n’est qu’en juin dernier que Valentine Nguele, coach de FC...

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