Le communiqué parvenu à notre Rédaction à l’issue du Conseil de Cabinet présidé hier par le Premier ministre, chef du gouvernement.
«L e Premier ministre, chef du gouvernement, Son Ex cellence Joseph Dion Ngute, a présidé, le jeudi 30 juillet 2026, à partir de 10 h, à l'auditorium de ses Services, un Conseil de cabinet auquel ont pris part les ministres d'Etat, les ministres, les ministres dé légués et les secrétaires d'Etat. L'ordre du jour comportait les points suivants : 1. l'exposé du ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation sur « les axes stratégiques de mobili sation de l'intelligence artificielle en faveur de l'innovation et de l'op timisation de la recherche scienti fique » ; 2. l'exposé du ministre des Postes et Télécommunications sur « les en jeux, défis et perspectives de la valorisation de l'intelligence artifi cielle comme instrument de stimu lation des secteurs stratégiques de l'économie » ; 3. la présentation du ministre de la Santé publique sur des tendances récentes de la situation épidémio logique nationale et les perspec tives de renforcement de la veille sanitaire » ; 4. les divers. A la suite de la communication intro ductive du chef du gouvernement, le ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation a présenté l'intelli gence artificielle comme un levier majeur de puissance économique, scientifique, militaire et diplomatique. Pour le Cameroun, cette technologie constitue une opportunité d'accélé ration du développement national, d'optimisation de la compétitivité de l'économie, de modernisation des ser vices publics et de valorisation des compétences de la jeunesse. Le mi nistre a relevé que l'intelligence arti ficielle transforme profondément les méthodes de recherche, en facilitant l'analyse de données massives, la mo délisation de phénomènes complexes, l'automatisation de certaines tâches de laboratoire et la formulation de nouvelles hypothèses scientifiques. Elle pourrait ainsi permettre au Ca meroun de résorber certains retards structurels en matière de recherche et de développement, grâce à des outils désormais plus accessibles. Dans cette perspective, dix axes stra tégiques prioritaires ont été identifiés. Ils portent notamment sur la consti tution de données scientifiques sou veraines, à travers la création d'une plateforme nationale dédiée et d'un pôle de numérisation de l'information scientifique et technique ; la mise en place d'un Centre national de calcul à haute performance ; le renforcement du capital humain par l'intégration de modules consacrés à l'intelligence ar tificielle dans les curricula de forma tion; la mobilisation des compétences de la diaspora ; ainsi que l'adaptation du cadre juridique relatif à la gouver nance, à la souveraineté et à la pro tection des données. Une feuille de route de mise en œuvre, assortie de pistes de financement, a également été proposée. Intervenant à son tour, le ministre des Postes et Télécommunications a rappelé l'intérêt particulier que le chef de l'État accorde au développement de l'intelligence artificielle, lequel s'est notamment traduit par l'adhésion du Cameroun, en qualité de membre fon dateur, à l'Organisation mondiale de la coopération en matière d'intelligence artificielle. Sa présentation a mis en lumière le caractère transversal de cette technologie et son potentiel de transformation des secteurs straté giques de l'économie. L'intelligence artificielle pourrait notamment contri buer à l'accroissement de la produc tivité, à l'optimisation de l'utilisation des équipements, des matières pre mières et des ressources publiques, à l'amélioration de la planification, ainsi qu'à l'émergence de nouveaux produits et services. Le ministre a toutefois souligné que la qualité et l'efficacité des solutions d'intelligence artificielle dépendent principalement de la fiabilité des données, de la dis ponibilité d' infrastructures numériques adaptées, de l'existence de compé tences spécialisées et de la mise en place d'une gouvernance cohérente. Il a également été relevé le risque d'exclusion auquel seraient exposées les personnes et les organisations qui ne parviendraient pas à s'adapter à ces mutations, d'où la nécessité d'anticiper les besoins de formation et de perfectionnement. Les autres défis identifiés portent, entre autres, sur la dépendance à l'égard des technologies étrangères, la valorisation insuffisante des don nées nationales, la persistance de la fracture numérique et territoriale, ainsi que la nécessité de disposer d'un cadre juridique permettant de définir clairement les responsabilités, de protéger les données et de pré server l'ordre public. Au regard des enjeux identifiés, le ministre des Postes et Télécommuni cations a préconisé une accélération maîtrisée du développement de l'in telligence artificielle, fondée sur une coordination nationale soutenue, la définition de priorités sectorielles, l'adoption de règles communes, la mise en place de financements dura bles et la généralisation progressive des solutions ayant démontré leur efficacité. Ces orientations sont prises en compte dans la Stratégie nationale de développement de l'intelligence a...
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