Rentrée scolaire : affluence au rendez-vous

Dans les rues, les magasins, les librairies et les grandes surfaces, les parents se bousculent pour effectuer les derniers achats à Yaoundé.

Des voitures qui circulent en rangs serrés à la vitesse de la tortue. Des klaxons assourdissants à n’en point finir. Le tout couronné quelquefois par des propos déplacés entre certains automobilistes. C’est l’ambiance qui règne depuis le début de la semaine à Yaoundé. Sur certains axes de la capitale, à l’instar de celui reliant la pharmacie du Soleil au marché central de Yaoundé, au centre-ville. Dans la plupart des librairies situées au centre-ville, difficile de se frayer un chemin. « Je suis coincée depuis plus d’une heure. Je ne parviens pas à regagner ma destination. Je veux me garer pour effectuer les dernières courses. Mais ça ne circule pas », déplore Annette Ngoumou, parent d’élève. Un peu plus loin, c’est un groupe de piétons qui a de la peine à traverser la chaussée malgré le passage clouté. « C’est difficile pour nous également. Les chauffeurs se garent sur le passage qui nous est réservé. On se débrouille comme on peut. A cette allure, on se demande si l’on pourra encore circuler dès la semaine prochaine », confie Francis Maliki. C’est déjà un aperçu des embouteillages qui prendront d’assaut la ville dès la semaine prochaine avec la reprise des classes.
Dans les magasins comme dans les librairies, ça grouille de monde. Les clients se marchent presque sur les pieds. Devant les caisses des grandes surfaces, les files s’allongent. Les responsables des rayons tout comme les caissières sont submergés. Pas de répit. Ce sont les jours de pointe. « Nous avons l’habitude de ces affluences. C’est le même scénario toutes les veilles de rentrée. Nous sommes loin d’être sortis de l’auberge parce que le week-end prochain ne sera pas de tout repos. Mais, on les comprend parce que tous n’ont pas les mêmes moyens financiers », lâche Flavienne B., caissière dans un supermarché à Yaoundé. « Je me retrouve dans cette situation parce que ma demande de crédit scolaire vient d’aboutir et je suis obligée de courir dans tous les sens pour que ma fille regagne l’internat vendredi prochain. Face à cette affluence, on n’y peut rien », conclut Michel Ndong, cadre dans une entreprise. Chaque parent s’implique dans les derniers réglages en matière d’achat des fournitures scolaires et autres accessoires. Les enfants ne doivent pas rater le train de la rentrée scolaire. Et ce n’est pas fini.
 

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