Malformations urogénitales chez l’enfant: Chirurgies à coûts réduits à Yaoundé

Une campagne est en cours au Centre hospitalier universitaire jusqu’au 14 août prochain.

D epuis le 1er août, le Cen­ tre hospitalier universi­ taire de Yaoundé (CHU) a ouvert ses blocs opératoires pour la campagne spéciale de soins pour les enfants atteints de malformations urogénitales. Au cœur des interventions, l’hypospadias et la cryptorchi­ die. Des maux qui, non traités au bas-âge, peuvent gâcher la vie d’adulte. L’objectif est sim­ ple : dépister tôt, opérer à temps, éviter les séquelles. Et pour mener à bien cette cam­ pagne qui court jusqu’au 14 août, le CHU a fait appel au Pr. Pierre Joseph Fouda, chi­ rurgien urologue de renom. Les inscriptions ouvertes depuis mardi dernier comptent déjà une dizaine de cas. La campagne chirurgicale veut rattraper le retard inquiétant observé dans les diagnostics. « Une étude menée à l’Hôpital central de Yaoundé a démontré que six enfants sur 10 n’avaient pas été diagnostiqués à la naissance », alerte le Pr. Fouda. Pour combler ce vide, le CHU a décidé d’agir sur deux fronts : soigner et former. La campagne est couplée à des sessions pour médecins et in­ firmiers. « Si je meurs au­ jourd’hui, et que je n’ai pas lé­ guer cet héritage, je m’en vou­ drais. Je me dois de former mes jeunes confrères », confie le chirurgien urologue. La cam­ pagne cible deux pathologies fréquentes chez le petit garçon. D’abord, l’hypospadias, une anomalie congénitale du pénis. « Ici, l’orifice de sortie de l’urine se situe sur la face inférieure de la verge au lieu de son ex­ trémité », précise l’expert. Se­ conde pathologie visée, la cryp­ torchidie. C’est-à-dire l’absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum à la naissance, en raison d’un arrêt de leur migration depuis l’abdomen pendant la vie fœtale. «...

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