Officines illégales: La résistance des fausses blouses

Malgré les risques réels, plusieurs Camerounais continuent de se tourner vers des cliniques et cabinets tenus par des praticiens sans mandat.

M arché Melen de Yaoundé, ce mardi, 4 août 2026. Des pièces exiguës font office de salles de soins. Des seringues circulent, des perfusions sont po­ sées, sans garantie visible de sté­ rilisation ni de contrôle. Derrière ces cliniques de fortune, des pa­ tients cherchent un soulagement rapide. Nathan Djoumessi, jeune transporteur,en sort après avoir reçu une quatrième injection contre le paludisme. « Je vais mieux depuis que je suis le traitement », confie- t-il. Il affirme aussi y avoir conduit son enfant. « À l’hôpital, on n’a pas trouvé la solution. Ici, il y a une amélioration ». Une impression qui peut masquer des dangers réels. Dans une officine voisine, Christian Muh, qui dit être infirmier diplômé d’une école de médecine d’un pays voisin, consulte à moindre coût. « Les consultations et les médica­ ments sont moins coûteux », ex­ plique-t-il. Des prix attractifs qui séduisent. Mais ces structures sans agrément fonctionnent en dehors de toute réglementation, avec des médicaments parfois non homolo­ gués et des conditions d’hygiène incertaines. Pour le Dr Jean Pierre Ndzié, en service à l’Hopital protestant de Njisse à Foumban, ces pratiques constituent une menace sérieuse. « Un patient traité sans diagnostic fiable peut voir sa maladie empirer. Les injections répétées sans contrôle exposent à des infections graves et à des résistances aux médica­ ments », avertit-il. Il insiste sur le fait que l’absence de formation et d’équipements adéquats met direc­ tement la vie des patients...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie