Investissement en Afrique: le poids du secteur privé japonais

Plus de 200 entreprises mobilisées à Nairobi pour proposer leur savoir-faire. Leur apport est estimé à près de 12 000 milliards de F.

La contribution du secteur privé japonais à l'investissement en Afrique s'annonce importante dans les trois prochaines années. En effet, le gouvernement japonais, à en croire le Premier ministre, Shinzo Abe, l'estime à près de 20 milliards de dollars (près de 12 000 millards de F). «  Si on ajoute à cela l'investissement du secteur public qui est de 10 milliards de dollars, le montant total dépassera 30 milliards de dollars. Ce sont des investissements qui témoignent de notre foi en l'avenir de l'Afrique et qui permettent la croissance au Japon comme en Afrique », s'est réjoui Shinzo Abe. 
La TICAD VI a donc été l'occasion  d'exposition du savoir-faire de ces entreprises du privé, plus de 200, dans le cadre de la « Japan Fair » et de la « Japan-Africa business conference ». L'initiative impulsée par l’Organisation japonaise du commerce extérieure (JETRO), a mobilisé des entreprises et organisations industrielles, administratives et académiques japonaises. « Dans la perspective d'un développement durable de l'Afrique, la TICAD défend l'importance d'un modèle basé à la fois sur l'appropriation africaine (autonomie) et sur les partenariats internationaux. La priorité étant d'asseoir la croissance sur le secteur privé. C'est le sens de cette mobilisation d'entreprises des différents secteurs susceptibles d'apporter une contribution à l'Afrique », a expliqué Hiroyuki Ishige, président de la JETRO. Plus clairement, ces entreprises proposent de l'expertise dans les domaines comme l'aménagement et les infrastructures, les chaînes de valeur agro-alimentaire, le réchauffement climatique, la santé et l'hygiène.
Ce déploiement historique des entreprises japonaises a fait dire au Premier ministre Abe que « la relation entre mon pays et l'Afrique s'apprête à franchir un nouveau cap ». Et le président de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi Adesina, plus incisif, a fait remarquer que « l'aide ne suffit plus, ce dont l'Afrique a besoin aujourd'hui, ce sont les investissements ». Le patron de la BAD a appelé à des actions concrètes et croissantes dans l'amélioration de la productivité agricole. Il a également plaidé pour le développement des infrastructures énergétiques et de transport et le soutien des PME, qui constituent 90% du secteur privé.
 

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