Nécessaire préparation

La nature est aussi magnifique qu’imprévi­ sible. Il est impressionnant d’admirer le courant d’un fleuve, se déployant puissam­ ment le long de son lit. Mais, une fois qu’il en sort, il est capable de causer des dégâts matériels et humains de grande ampleur. Les fortes pluies de ce début du mois d’août, annoncées par l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC), sont susceptibles d’offrir ce type de spectacles déplorables dans les prochains jours. A Limbe, les effets dévastateurs des précipitations abondantes n’ont pas mis longtemps à se manifester. Ils ont causé la mort de trois personnes le 5 août dernier. Des images de populations pieds dans l’eau, et de cultures noyées sous les flots, sont à craindre dans sept régions du pays, notamment une partie du Centre, l’Extrême-Nord, le Littoral, le Nord, le Nord-Ouest, l’Ouest et le Sud-Ouest. Inon­ dations et glissements de terrain sont au rendez-vous, mais pourrait-on seulement les éviter ? S’il est impossible de dompter la nature, il est en revanche possible de limiter ses effets, et même de les contourner. Par des actions strictes élaborées en amont. On ne parle pas là seulement de curage de cani­ veaux, mais d’opérations d’envergure consé­ quente, emmenées par les efforts des po­ pulations, du gouvernement et de partenaires stratégiques. La responsabilité autant que la prévention s’observent à plusieurs niveaux. D’abord les populations, invitées à cesser de se débarrasser des ordures ménagères dans les rigoles du quartier ou dans une rivière traversant son lieu d’habitation. Ce simple geste, effectué quelque part à Etam- Bafia ou à Terminus Odza, pour ce qui est de Yaoundé, pourrait avoir un effet papillon colossal sur ...

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