Yaoundé intenable

Au coup de sifflet final, les supporters camerounais ont laissé éclater leur joie dans les rues de la capitale.

L es habitants de Yaoundé ont certainement passé une nuit blanche. Casseroles, vuvu­ zelas, klaxons incessants… chacun avait son moyen de manifester sa joie. Même les plus at­ tachés au calme ont sans doute eu du mal à trouver le sommeil. Ce dimanche n’était pas comme les autres. Yaoundé était en fête. C’est normal. Les Lionnes ont remporté, pour la première fois de leur histoire, la Coupe d’Afrique des nations de football. La dernière fois qu’on a vu la ville dans un tel état, c’était en 2017, après le sacre des Lions Indomptables, portés notamment par Fabrice Ondoa et Christian Bassogog. La fête a commencé bien avant le coup de sifflet final. À 20h, l’heure très attendue, bars, snacks et autres lieux de rassemblement étaient déjà pleins. Plus aucune place assise pour les retar­ dataires. Qu’importe. Certains sont restés debout, d’autres ont cherché le meilleur emplacement pour suivre la rencontre. Les yeux étaient rivés sur les écrans. Dans l’ensemble, les supporters étaient plutôt confiants. Les prestations précé­ dentes des Camerounaises avaient renforcé cet optimisme. Pourtant, ils n’avaient pas imaginé une première période aussi folle. Le coup d’envoi donné, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir Yaoundé s’embraser. Gisèle Ngah Manga a ouvert le score. Dans un bar très fréquenté de Nkolndongo, l’explosion de joie a été immédiate. Des bouteilles de bière se sont cassées. Des tables ont aussi payé le prix de la célébration. Certains supporters sont même montés dessus pour mieux jubiler. À peine le calme revenu, N...

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