Après le service: On ne chôme pas

Dans le cadre de leurs activités de reconversion, ils offrent leur expertise dans des domaines de l’aéronautique, de la sécurité, du conseil, etc. D’autres s’exercent dans l’agropastoral.

D émobilisés dans les armées, les anciens militaires à la re­ traite ne chôment pas tant que ça. Beaucoup sont bien occupés à longueur de journée. François Abena Alougou, adjudant-chef à la retraite établi à Mbalmayo, département du Nyong-et-So’o, occupe ses journées entre ses étangs de poissons, sa ca­ caoyère au village et les travaux champêtres. Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 2019, l’activité piscicole qui occupe depuis 2024 l’essentiel de son temps est actuel­ lement mise en berne : saison ca­ caoyère oblige. Sur les huit étangs dont il dispose, quelques-uns seulement bénéficient d’un maximum d’entretien, parce qu'ils regorgent de poisson. Ceci, parce qu’« après la grande pêche de dé­ cembre 2025, il n’y a pas eu empois­ sonnement », confie-t-il. Outre le poisson silure, il y élève aussi le tilapia et le poisson vipère. L’essentiel de sa main-d'œuvre est familiale. S’il reconnaît que l’oisiveté ne fait pas partie de ses compagnons, et que la pisciculture nourrit son homme, il re­ lève cependant que la hausse des aliments destinés à nourrir les pois­ sons est la difficulté majeure à la­ quelle il est confronté. Il est actuel­ lement en quête d’un « appui financier pour se relancer ». D’autres anciens militaires, organisés en associations ou en petits regroupements formali­ sés, se sont également lancés dans ces activités agropastorales. Dans un tout autre domaine, prati­ quement en prolongement du métier des armes dans lequel ils ont exercé pendant plus de 30 ans, des officiers supérieurs se sont associés pour met­ tre en place des structures de recon­ version. Africa Training Team, cabinet d’étude basé à Yaoundé, à vocation panafricaine a...

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