Interview: «Nous sommes en mesure de faire mieux»

Abdoulaye Babale, directeur général des Elections.

 

A la fin de l’opération d’inscription sur le fichier électoral, quelle lecture en faites-vous?

Au cours de l’année 2016, nous avons atteint des résultats intéressants. Je dis qu’ils sont encourageants, mais l’équipe mise à notre disposition par les pouvoirs publics est en mesure de mieux faire. Nous avons atteint 510 000 nouveaux inscrits du 2 janvier au 31 août 2016. Ceci s’est fait avec beaucoup de détermination et de sacrifice au niveau de nos équipes et surtout avec la participation des medias et de tous les acteurs du processus électoral.

Le résultat obtenu jusque-là est en deçà des électeurs potentiels à inscrire…

Le problème du potentiel nous donne l’assurance qu’Elections Cameroon ne va pas avoir les bras croisés à partir de l’année 2017. Le problème de potentiel est important pour l’organisation de notre travail. N’oublions pas deux principes fondamentaux en matière électorale dans un pays démocratique. Le citoyen, dans le système camerounais, est libre d’aller s’inscrire sur les listes électorales, premier grand principe. Deuxième grand principe, il est libre d’aller exprimer son choix lorsqu’il y a élection et ce principe est couronné par la liberté de choix et le secret que nous devons garder sur celui que nous avons opéré. Donc, le potentiel est important à l’intérieur d’Elecam mais pas à l’extérieur.

Comment les nouveaux inscrits vont-ils pouvoir accéder à ces fichiers ?

Le 20 octobre, les listes électorales provisoires vont être disponibles au niveau de chaque antenne communale. Il est demandé à ceux qui sont inscrits depuis le début de processus d’aller vérifier si les données sont exactes. S’ils considèrent que ces données ne sont pas exactes, il leur est loisible de procéder aux modifications qu’ils souhaitent. Mais ces modifications, nous ne les intégrons pas automatiquement dans les listes électorales.

Nous procédons à leur vérification, à leur conformité aux lois et règlements qui régissent les élections au Cameroun. Au cas où il y a conformité, ces modifications sont portées. Il y aura publication avant le 30 décembre de cette année de la liste électorale définitive. Vous y jetterez un coup d’œil. En cas de demande, écrivez au directeur général des élections, vous serez satisfaits.

Quel regard portez-vous sur l’accompagnement dont a bénéficié Elécam de la part de ses partenaires : les partis politiques, les administrations, la société civile ?

L’ensemble des partenaires, acteurs du processus électoral, au cours de l’année 2016, tout le monde s’est senti concerné. La communication au sein d’Elections Cameroon et dans les différents medias a pris à bras le corps l’aspect instruction civique, formation civique des citoyens camerounais des élections. Je crois que beaucoup d’entre eux ont exprimé leurs souhaits qu’au Cameroun, lors des prochaines élections, que le vainqueur remercie ceux qui n’ont pas eu la faveur des urnes et ceux qui n’ont pas gagné félicitent les vainqueurs ; parce que ce sont ceux-là qui vont gérer la société camerounaise, l’économie du Cameroun pendant leur mandat. Je voulais simplement dire qu’en ce moment, l’affaire électorale n’est plus la chose d’Elections Cameroon seul. Nous avons réussi à intégrer tous ceux qui sont avec nous pour être aussi passionnés qu’eux, d’avoir un système crédible, transparent, juste et équitable.

 

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