Perspectives économiques 2026: L’Afrique centrale et le Cameroun scrutés

Les rapports produits par la Banque africaine de développement ont été disséqués hier à Yaoundé.

A u nom du ministre de l’Eco­ nomie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), gou­ verneur Cameroun de la Banque afri­ caine de développement (BAD), le ministre délégué, Paul Tasong a pré­ sidé hier à Yaoundé l’atelier de dis­ sémination du rapport 2026 de la Banque sur la situation économique de la sous-région Afrique centrale et du Cameroun disponible depuis juillet dernier en ligne. La cérémonie organisée en format hybride dans les services centraux de la Banque des Etats de l’Afrique centrale a connu la participation active du gou­ verneur de la BEAC, Yvon Sana Ban­ gui, du Directeur général du Bureau Afrique centrale de la BAD, Léandre Bassole, du ministre congolais de l’Economie, du Plan, des Statistiques et de la Prospective, Ludovic Ngatse, de la société civile et du monde des affaires et de la banque. Objectif de cet échange, prendre connaissance des diagnostics et recommandations de la BAD, mais surtout, dialoguer afin de dégager ensemble les prio­ rités d’actions. Ces rapports sous régional et pays, rédigés sous le thème général : « Mobiliser les ressources à grande échelle pour le développement dans un monde fragmenté », ont permis de faire le diagnostic de la situation économique dans ces deux entités prises individuellement et de pro­ poser des solutions pour une amé­ lioration. Avec un constat commun : l’Afrique centrale et le Cameroun font preuve de résilience, mais il y a urgence à agir de manière efficiente, car comme l’a indiqué Léandre Bas­ sole, une économie peut résister aux chocs, mais si elle ne crée pas un véritable impact sur sa population, cela reste vain. De son point de vue, le contribuable doit percevoir le lien entre les impôts acquittés et les services publics effectivement ren­ dus. En effet, selon les prévisions des spécialistes de la BAD, malgré le conflit au Moyen-Orient, la sous-ré­ gion devrait enregistrer un taux de croissance de 3,8% en 2026, contre 3,6% en 2025. Au Cameroun la crois­ sance devrait rester résiliente à 4,0% en 2026, en hausse par rapport aux 3,7% de 2025. Bien que la dette publique soit soutenable, des vul­ nérabilités persistent, notamment en raison d’un risque élev&eacut...

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