Yaoundé: Le casse-tête de la mobilité

Embouteillages, longues attentes et dépenses de transport en hausse. À Yaoundé, les difficultés de déplacement compliquent le quotidien des usagers.

I l est à peine 8h à Olezoa, un quartier de Yaoundé. Pourtant, la circulation est déjà en arrêt, ce mercredi matin. Les véhicules avancent au pas dans un concert de klaxons. Sur la chaussée, un, deux, parfois trois rangs de voitures ten­ tent de se frayer un passage. Les trottoirs sont envahis par les piétons tandis que les automobilistes cherchent le moindre espace pour gagner quelques mètres. De la nouvelle route Bastos à l’Échangeur de Nlongkak, en passant par Mvan, Emana ou encore Biyem-Assi, les embouteillages rythment le quotidien des populations. Entre 6h et 9h, puis de 16h à 19h, accéder au centre-ville de Yaoundé, devient une véritable épreuve. Deux à trois corres­ pondances sont parfois nécessaires avant d’atteindre la destination finale. Aux arrêts, les files d’attente s’allongent. Résidant à Minkoameyos, aux encablures de Nkol­ bisson, Jeanine N., secrétaire, connaît bien cette réalité. « Quand je rentre vers 17h, il y a des embouteillages, et certains chauffeurs de taxi refusent ma destination. Je suis obligée d’augmenter le tarif », confie la quinquagénaire. Face à ces contraintes, les usagers se tournent vers les motos-taxis. C’est le cas d’Ariane à Mboussi, journaliste résidant sur l’axe Awae-Escalier. « Lorsque mon motoman vient me chercher à domicile pour me déposer à Fougerolles, je peux lui payer 2 500 F. Ma dépense en un...

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