Marché du poulet: la commercialisation se poursuit à Mvog-Ada

Interdit pourtant à la vente de la volaille, cet espace, principal lieu d’approvisionnement de la capitale, est toujours en activité.

Le Marché de Mvog-Ada figure parmi les sites où la commercialisation du poulet avait été interdite juste après la découverte de l’épizootie de la grippe aviaire à Yaoundé. Pourtant, un an après cette interdiction, la vente du poulet y est toujours d’actualité. Grossistes et détaillants n’ont pas toujours déguerpi. Au contraire, même en bordure de route, ils sont là. Ce lundi matin, on observe une vingtaine de caisses et paniers chargés de poulets et attendant preneurs.  C’est le même constat à l’entrée du marché et à l’intérieur. Les revendeurs sont en poste, volaille à la main. Certains battent le pavé comme d’habitude afin de proposer qui du poulet de chair qui des pondeuses. D’autres sont assis devant des paniers où sont entassés des poulets.
Pour se défendre, Jean Ydalgo Tchoula, président de la section vente en gros au marché explique qu’ils sont obligés de vendre le poulet dans l’illégalité. « Si on nous avait trouvé un site, cela aurait été mieux, mais que faire ? », se demande-t-il. Encore que, comme il l’explique, l’activité est au ralenti. Le poulet se fait rare et il est  cher depuis quelques semaines. Les prix du poulet ont considérablement augmenté au point où le poulet de chair est proposé à 3500 F au lieu de 2800 F il y a quelques mois et celui de la pondeuse à près de 2800F, pourtant habituellement  elle est vendue à 2200 F.
Pour Yvette Essomba, revendeuse de poulet sur le site,  ses collègues et elles sont obligés de vendre sous le manteau. « On a tout le temps peur que les autorités arrivent et nous prennent la marchandise », explique-t-elle. Elle a encore en mémoire, ce jour où elles avaient embarqué plus de 10 mille poulets, « c’était le 10 octobre dernier », précise-t-elle.  Toute cette volaille avait été détruite. « Cela nous a causé de pertes énormes. Nous sommes conscients de pratiquer l’activité dans l’illégalité, mais si l’Etat nous délocalise cela va nous arranger», espère-t-elle. Selon une source digne de foi, c’est un problème assez difficile à régler pour le moment. «  Nous avons parlementé plusieurs fois avec ces commerçants et on leur a dit d’aller ailleurs dans les marchés autorisés à commercialiser le poulet, mais ils reviennent toujours », indique la même source.

 

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