Aide à la réinstallation: le Camerounet la France ensemble

 Des contrats de prestation signés hier à Yaoundé entre l’Office français de l’immigration, le Fonds national de l’emploi et le Conseil interprofessionnel du cacao et du café.

Ils sont nombreux, les Camerounais qui se sont expatriés dans le but de trouver une vie meilleure, via les études ou le travail. Mais pour une raison ou une autre, ils prennent, après quelques années, la décision de retourner au bercail. Seulement, la réinsertion n’est pas toujours aisée. C’est donc dans l’optique d’apporter un accompagnement adéquat à ces Camerounais que les gouvernements français et camerounais ont pensé à concrétiser une action commune qui se faisait plus ou moins dans l’informel jusqu’ici.
L’Office français de l’immigration et de l’insertion (OFII) a signé deux contrats de prestation hier à Yaoundé. L’un avec le Fonds national de l’emploi (FNE), l’autre avec le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC). Objectif, apporter un appui à des Camerounais ayant séjourné en France et qui décident volontairement de rentrer au Cameroun. Une cérémonie présidée par Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun, en présence de Zacharie Perevet, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) et du secrétaire général du ministère des Relations extérieures, représentant le MINREX. 
Avec le FNE, il s’agit de placements en entreprise ou d’accompagnement dans le montage d’une TPE. Quant au CICC, il apportera son expérience à l’OFII dans le montage des projets agricoles. De l’avis de Gilles Thibault, ce partenariat va aider les jeunes camerounais à trouver des activités répondant autant à leurs capacités qu’aux besoins de la société.  Tout en saluant ce partenariat dynamique, Zacharie Perevet a encouragé les jeunes à investir davantage dans leur pays d’origine. Anastasie Guemtchouing, l’une des bénéficiaires de cet accompagnement, est heureuse d’avoir pu trouver du travail dès son retour de France. « J’ai passé plus de cinq ans  en France et à la fin de mes études, je ne savais pas comment faire pour trouver du travail au pays. On est souvent coupé de la réalité et avons besoin d’être guidés. Grâce à la collaboration entre l’OFII et le FNE, j’ai pu me caser. Beaucoup d’autres jeunes devraient pouvoir en bénéficier », affirme la jeune spécialiste en communication.
 

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