Déchets: mauvaises vidanges, danger

18 milliards F attendus de la Banque mondiale pour financer divers projets d’assainissement.

A Douala, les habitants de certains quartiers précaires ont pour habitude d’orienter le tuyau de leur fosse septique dans les drains pour vidange. Les entreprises de vidange locales, elles, déversent le contenu de leurs citernes certes à travers un lit filtrant, mais pas toujours en respectant le processus de traitement prévu. Il en découle un danger pour les populations, exposées à des maladies hydriques. Ainsi qu’un impact environnemental conséquent.
Pour adresser ce problème de gestion des boues de vidange ou des déchets liquides ménagers, la Communauté urbaine de Douala (Cud) a commis un cabinet d’études dans le cadre du projet d’assainissement de la ville, afin de dresser un diagnostic de la situation. Et voir comment maîtriser la gestion de tous les effluents que l’Homme déverse dans la nature. La ville bénéficiera aussi d’un financement de 18 milliards de francs de la Banque mondiale pour son assainissement, a-t-on appris de la Communauté urbaine de Douala mercredi dernier. C’était à l’occasion de la rencontre entre le groupe de travail de la Cud et les experts du cabinet EDE au Cercle municipal de Douala pour la restitution des résultats obtenus lors de leur descente de terrain.
La rencontre avec les opérateurs locaux et les ménages de la ville a permis de poser un diagnostic clair. D’après Françoise Toure, du cabinet EDE, il y a une forte volonté politique  d’améliorer la filière boue de vidange. Cependant, beaucoup reste à faire côté organisation. Dans un premier temps, avoir un cadre institutionnel clair avec une répartition précise des opérateurs de vidange qui font l’essentiel du travail. En outre, ils doivent être mieux organisés, mieux écoutés, les ménages doivent aussi apporter leur contribution, s’impliquer davantage etc.
Pour Fritz Ntonè Ntonè, les études menées par les experts  vont permettre de jeter les bases d’un modèle économique de gestion fiable, social et inclusif.  Ce qui est également important  de voir dans cette politique qui est en train de se définir, c’est qu’on veut rendre l’assainissement productif. En d’autres termes, il y aura de la rentabilité grâce aux nouvelles technologies qui seront employées, lesquelles pourraient permettre de produire du biogaz, de l’électricité et des bio-fertilisants. 
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie