Paludisme: 4000 décès par an au Cameroun

Pourtant de nombreuses mesures sont prises par les pouvoirs publics pour circonvenir l’affection

 

De concert avec les nations du monde, le Cameroun a commémoré hier la 10e Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Thème : « En finir définitivement avec le paludisme pour de bon». Occasion donc de mettre en lumière la situation de la maladie sur le terrain. Des statistiques émanant du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), il apparaît que cette pathologie affecte plus d’un million de personnes chaque année dans le pays. Selon le Dr Dorothy Achu, secrétaire permanent du Pnlp, le Cameroun a enregistré 4000 décès dus au paludisme en 2016. 70% de ces décès étaient constitués d’enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, la région du Nord, avec un taux de morbidité de 29,3%, est la zone la plus touchée par cette maladie dans le pays, tandis que le Nord-Ouest, enregistre le taux de morbidité le plus bas, avec 13,06%.
Des données chiffrées qui restent préoccupantes, quand on sait que les pouvoirs publics ne cessent de multiplier des efforts pour circonvenir cette affection. Au rang de ces mesures, la gratuité du traitement pour les enfants de zéro à cinq ans, les tests de diagnostic rapide gratuits pour la même frange de la population, des moustiquaires imprégnées et traitement tout aussi gratuits pour les femmes enceintes en dehors des campagnes de distribution générale pour les foyers, entre autres. Il reste cependant que le taux de couverture en moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda), est de 70%, mais avec seulement 56% du taux d’utilisation. Au demeurant, le tableau n’est pas entièrement noir. Ainsi, entre 2000 et 2015, le Cameroun a enregistré une réduction de l’incidence (contamination de nouveaux cas) de 41%, et 68% de baisse de mortalité. Des avancées que l’on doit aux investissements importants consentis par l’Etat et ses partenaires au développement.
Dans le souci de tordre définitivement le cou au paludisme, l'Organisation mondiale de la santé (Oms) annonce que le vaccin antipaludique le plus avancé, mais à l'efficacité limitée, va être testé à grande échelle. Ce sera au Kenya, au Ghana et au Malawi, où l’organisation onusienne ambitionne de vacciner au moins 360 000 enfants au total entre 2018 et 2020. Mis au point par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) en partenariat avec l’Ong Path malaria vaccine initiative, le vaccin Mosquirix a été créé pour les enfants en bas âge. Quatre doses doivent être inoculées à l’enfant : lorsqu’il est âgé de 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans. Il permet surtout de réduire de 40%, et ce pendant une période d’au moins quatre ans et demi, le nombre d’épisodes paludiques, selon des tests menés sur 15 000 personnes entre 2009 et 2014.

 

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