TIC: L’IA, une question de droit
- Par Michel NONGA
- 14 Oct 2026 10:58
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Le ministre d'État, ministre de l’Enseignement supérieur a présidé hier, à Yaoundé, l'ouverture d'un colloque consacré aux enjeux juridiques des nouvelles technologies.
L’ amphithéâtre 500 de l’Ins titut des relations inter nationales du Cameroun (IRIC) affiche complet. Au fond de la salle, des étudiants et d’autres participants restent debout pour suivre les interventions. Ce mardi, 13 octobre, universitaires, chercheurs et responsables publics sont réunis autour d’une probléma tique : comment adapter le droit pu blic aux mutations technologiques sans compromettre les droits des ci toyens ? Organisé par le Centre d’études et de recherches constitu tionnelles, administratives et finan cières (CERCAF) de l’Université de Yaoundé II, le colloque se tient sous le thème : « Le droit public à l’aune des innovations : intelligence artifi cielle et performance ». La cérémonie d’ouverture est présidée par le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, en présence du ministre tchadien de l’Enseignement supé rieur, Dr Beni Sitack Yombatina. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE, le ministre des Postes et Télé communications, Minette Libom Li Likeng, les ambassadeurs de France et du Tchad au Cameroun, ainsi que les recteurs des Universités de Yaoundé I et II y prennent également part. « L’intelligence artificielle doit donc être produite, mais aussi enca drée », a déclaré le Pr. Jacques Fame Ndongo. Le ministre d’Etat souligne que cette technologie s’installe pro gressivement dans les pratiques uni versitaires et administratives. Il ap pelle à ne pas ignorer ses usages, notamment dans la recherche, la ré daction des travaux et le traitement des dossiers. « Fermer les yeux serait une ineptie », affirme-t-il. L’IA peut également contribuer à ré duire les lenteurs administratives. « Avec l’IA, une procédure qui mettait plusieurs mois, voire des années, peut l’être en trois jours, si les don nées sont bien structurées », ex plique le membre du gouvernement. Le Pr. Alain Ondoua, doyen de la Fa culté des sciences juridiques et po litiques de l’Université de Yaoundé II, insiste sur la nécessité d’adapter le droit à ces évolutions. « La pre mière innovation ne sollicite pas du droit public la permission d’exister. Elle s’installe », observe-t-il. Il appelle les juristes à renouveler leurs mé thodes de réflexion et à préserver la souveraineté des pays africains face a...
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