Affaire Martinez Zogo: Le 36e témoin accuse
- Par Marie Christine
- 28 Oct 2026 11:47
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Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga s’est de nouveau présenté hier au Tribunal militaire de Yaoundé en continuant de clamer qu’il était la cible de menaces.
3 6e témoin dans le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, le lieute nant-colonel Parfait Ayissi Nanga, était très attendu à l’audience d’hier, 27 octobre. À 10h30, le président du Tribunal militaire de Yaoundé, Jacques Baudouin Misse Njone, ouvre les échanges. D'entrée, le ton est grave. A la question du ministère public sur les raisons qui poussent le témoin à croire qu'on veut l'empêcher de déposer son témoignage, l'officier parle de « manigances de longue date ». Il développe : « J'ai eu des alertes. L'absence du témoin n°35 les 5 et 6 octobre, avec un ordre de mission pour Alger, a été perçue comme un prétexte pour gagner du temps et me barrer la voie », lance-t-il. Le commissaire du gou vernement insiste : une enquête fait-elle obs tacle à une comparution ? « Non, à mon avis non. Ce sont des prétextes pour me priver de liberté », répond l’homme. Ayissi Nanga déroule alors ce qu’il pense être une mécanique qui le cible. Il s’appuie sur le fait que, selon lui, on est passé d’une enquête de sécurité, à une enquête administrative, puis judiciaire : « Quand j'ai expliqué à mon aîné ce que signifiait chaque terme, on changeait de motif. Le but final, c'est m'intimider ». Devant le Tribunal, le témoin dit être visé par une double inter diction de sortie du territoire, depuis novembre, prise par le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, qu'il juge illégale. Moment fort de l'audience : le témoin demande à faire écouter un enregistrement avec l'ins pecteur n°1 de la gendarmerie nationale. La collégialité se concerte. Le président interroge sur le contenu avant d'autoriser. L'examination se poursuit. Interrogé sur une bande audio virale où on l'entend avec un accusé, Ayissi Nanga assume : « C'est moi qui l'ai enregistrée. Il y a Dany qui me passe son oncle M. Savom ». Le cadre de cet échange ? Lui à Ebolowa, les deux autres en ligne. Mais, le ministère public s’évertue à ramener l’audition au cœur de l'enquête. Ayissi précise alors son rôle. Stagiaire à l'Ecole supérieure internationale de guerre, il aurait convaincu le secrétaire d’Etat de l'intégrer dans l’équipe. Il détaille ensuite cinq phases, de l'enlèvement de Martinez Zogo le 17 janvier tel qu’il l’avait fait au sein de la commission mixte d’enquête. Ses indices ? Des captures d'écran où le lieu tenant-colonel Justin Danwe, accusé, ...
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