Logone-et-Chari: l’ONU lance le projet de « sécurité humaine »

 Démarrage effectif mercredi dernier à Kousseri par la visite d’une délégation onusienne.

Evaluer la prise en charge des réfugiés, des déplacés internes et les personnes hôtes suite à la crise humanitaire et sécuritaire causée par la guerre contre la secte terroriste Boko Haram. C’est la préoccupation des responsables du système des Nations unies au Cameroun, qui se sont rendus à Kousseri dans le département du Logone-et-Chari mercredi dernier, à l’effet de visiter les projets qu’ils soutiennent dans la région de l’Extrême-Nord. Conduite par Zephirine Emini, assistant du représentant résidant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette mission avait pour but principal d’évaluer ce qui a été fait sur le terrain depuis le début de la crise en 2014 et voir comment combler les manquements.
Sous la conduite de Brice Mathiew Ngos, premier adjoint préfectoral du Logone-et-Chari, les responsables des agences onusiennes à savoir, le PNUD, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) sont allés rencontrer les bénéficiaires de leurs investissements, pour discuter avec eux. L’objectif était de comprendre si l’assistance humanitaire dont ils bénéficient a des effets positifs. Pour les populations de manière générale, l’appui du système des Nations unies est très nécessaire. Il parvient à résoudre le problème de la faim, des abris et autres besoins quotidiens.
Tout en remerciant l’ONU pour l’assistance humanitaire, les autorités administratives de la localité n’ont pas manqué d’attirer leur attention sur le fait qu’il faille plus orienter les aides dans le sens de l’autonomisation des bénéficiaires, en pensant à de grands projets agropastoraux. L’adjoint préfectoral a expliqué la nouvelle approche du gouvernement dans la résolution de cette crise. Pour être plus concret, il a annoncé le lancement dans les tout prochains jours d’un grand projet hydroagricole. Le but étant de faciliter la pratique des activités agropastorales, industrielles, etc. Toute chose qui va engendrer des milliers d’emplois et faire reculer la pauvreté. Dans le même objectif, un projet intitulé « sécurité humaine » a été lancé ce même mercredi. Il sera conjointement animé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le PNUD et l’UNICEF. Objectif, accompagner les populations dans les activités agropastorales en restaurant les pâturages, en créant des plantations, en construisant des points d’eau…
 

Ils ont dit: 

Sa Majesté Abakar Ousman: « Il faut que l’on pense à la formation des jeunes »

Chef traditionnel

« Nous remercions les Nations unies pour cette assistance. Plusieurs agences du système nous viennent au secours. Elles nous apportent à manger, du matériel de couchage, et pleins d’autres choses. Nous les remercions, ainsi que l’Etat du Cameroun, qui a pris les dispositions pour que la sécurité reviennent petit à petit. Mais il ne faut pas donner du poisson chaque jour. Il faut nous apprendre à pêcher. Nous souhaitons donc que l’on pense à la formation des jeunes notamment. »

Falmata Abatcha: « Nous souhaitons que cet appui augmente »

Déplacée de Fotokol

« Nous avons reçu avec beaucoup de joie les dons que nous apportent les humanitaires. C’est une assistance très importante, dans la mesure où elle nous permet de résoudre les problèmes que nous rencontrons au quotidien. Mais nous souhaitons que cet appui augmente en termes de quantité. Figurez-vous qu’aujourd’hui, j’ai reçu quatre morceaux de savon. Pour un an, c’est trop peu. En plus, une seule bâche pour toute la famille, c’est insuffisant. Nous souhaitons une distribution mensuelle en attendant que nous regagnions nos villages. »

Trimangana Abakar: « L’aide améliore nos conditions de vie »

Déplacé de Bodo

« Les nattes, les bâches, le savon, le riz, l’huile… C’est autant de choses que nous recevons de temps en temps avec beaucoup de joie car en tant que déplacés, il nous ait difficile de développer des activités génératrices de revenus. Heureusement que nous sommes ici de manière ponctuelle. Quand la guerre sera complètement finie, nous allons rentrer chez nous. En attendant, nos conditions de vie s’améliorent avec l’appui de l’ONU, des ONG et des pouvoirs publics qui sont à l’écoute ».
 

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