Démocratisation: Des réformes qui ont tout changé
- Par Georges Emmanuel TSAYID
- 06 Nov 2026 09:40
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Le Renouveau a profondément transformé l’architecture institutionnelle du pays.
D ès son accession à la présidence de la République du Cameroun le 6 novembre 1982, le chef de l'État affichait déjà sa vision po litique. Sur les antennes de Radio Monte- Carlo (RMC) en France en 1983, il fait cette déclaration en réponse à une ques tion du journaliste Yves Mourousi. « Je voudrais qu'on retienne de moi l'image de l'homme qui a apporté la démocratie et la prospérité ». Depuis 44 ans donc, Paul Biya s’attèle avec tact, patience et sagesse à la matérialisation de ce vœu. En décembre 1990, le pluralisme politique a été restauré par la volonté inébranlable de Paul Biya. Mais avant, il avait commencé par un processus de démocratisation de l’intérieur entre 1982 et 1989. En effet, avant la grande ouverture, Paul Biya a d'abord introduit le pluralisme des candi datures et des idées au sein de l'appareil politique existant. L’une des mutations majeures intervient le 24 mars 1985, date à laquelle Paul Biya remplace l’UNC par le Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC). En 1987, il théorise sa vision dans son ouvrage inti tulé « Pour le libéralisme communautaire », prônant une ouverture politique pro gressive. Lors du renouvellement des or ganes de base du RDPC en 1986, Paul Biya autorise pour la première fois la compétition électorale interne. Ce qui a permis de renouveler profondément les élites politiques de l'époque. Le tournant législatif s'opère en 1990 avec l'adoption par l'Assemblée nationale des lois sur les libertés, dont celle qui consacre le multipartisme intégral au Ca meroun. Ce corpus de lois libéralise éga lement la presse, le droit d'association et les manifestations publiques. La Conférence tripartite, tenue du 30 oc tobre au 15 novembre 1991 a également posé les bases solides de la « démocratie apaisée » de Paul Biya. Cette grande as sise voulue par le chef de l’Etat avait re groupé autour d’une même table, les pouvoirs publics, les partis politiques de l’opposition et les membres de la société civile. L’option de libéralisation avait déjà été clairement exprimée en juin 1991 devant les élus du peuple : « Graduelle ment et méthodiquement, nous avons li béralisé et démocratisé la vie nationale. Toutes les lois susceptibles de porter at teinte aux libertés individuelles et col lectives ont été supprimées ou révisées de fond en comble ; nous avons instauré le multipartisme. La liberté de la presse et la liberté d’opinion sont garanties ». Fidèle à ses engagements, Paul Biya va également apporter des mutations si gnificatives au processus électoral. Ces mutations reposent entre autres sur le retrait progressif du ministère de l’Admi nistration territoriale pour céder l’orga nisation des élections à l’Observatoire national des élections (ONEL), créé en l’an 2000. Après la réformation de l’Onel, une réforme législative et institutionnelle majeure visant à centraliser et autono miser l'organisation des scrutins va aboutir à la création d’Elections Cameroon (ELE CAM) en 2006. Cette évolution majeure a été marquée par la mise en place du Conseil électoral et de la direction générale des élections. Ces réformes, élaborées dans un esprit permanent d’ouverture, s’inscrivent dans le souci de perfection nement du système électoral voulu par Paul Biya. L’objectif final étant de mettre en place un modèle de démocratie à la camerounaise, fait d’ouverture et de dia logue. Au cours des dernier 44 ans, le chef de l’Etat a procédé d’importantes r&e...
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