Situation humanitaire en Centrafrique: l’appel d’urgence de l’ONU

L’Organisation des Nations unies en appelle à une mobilisation des financements pour sortir la moitié de la population d’un quotidien difficile.

L’appel lancé en fin de semaine dernière par l’Organisation des Nations unies (ONU) à l’endroit de la communauté internationale au sujet de la situation humanitaire en République centrafricaine est un veritable cri du cœur. Au terme d’une mission de quatre jours effectuée dans plusieurs préfectures du pays par des fonctionnaires onusiens, il ressort que les besoins en matière de santé et d’alimentation sont énormes, alors que les financements  tardent à combler les attentes. Dans son rapport, la mission onusienne fait savoir que les populations manquent presque de tout, d’autant plus qu’il faut parfois parcourir plus de 50 km pour trouver un centre de santé ou une école. Tout comme dans certaines localités, les populations doivent se contenter d’une eau insalubre pour satisfaire leurs besoins et les humanitaires éprouvent d’énormes difficultés pour accéder dans certaines zones du fait non seulement de leur enclavement, mais aussi de la recrudescence de l’insécurité.
D’après Najat Rochdi, coordonnateur humanitaire en République centrafricaine pour l’ONU, «c'est un appel d'urgence à la communauté internationale pour le maintien et la consolidation de la paix». Elle estime qu’«une personne sur deux se trouve en situation d’insécurité alimentaire». Pour Mme Rochdi, le «sous-financement chronique» auquel est confrontée l’action humanitaire préoccupe «dans la mesure où il menace l'existence d'une aide vitale». Selon elle, 10% des 400 millions de dollars promis pour 2017 ont été versés et 40% du financement prévu pour 2016 avait été reçu. Même si la mission des Nations unies salue cependant quelques efforts qui sont faits cela parait insignifiant dans un pays où la moitié de la population dépend encore de l’aide humanitaire. «Il y a des situations de grave insécurité, mais il y a des opportunités. On a visité Paoua et Bambari. Il y a de l'espérance. A Paoua, on a vu un projet de relèvement avec des reconstructions de bâtiments. Il faut saisir l’opportunité pour booster le pays en avant», explique Allegra Baiocchi, représentante régionale des Nations unies en Afrique centrale et de l'Ouest pour les actions humanitaires.
 

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