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Chasse à l’homme au Congo après une évasion spectaculaire à la prison de Kinshasa

Les forces de défense et de l’ordre sont à la recherche des milliers de détenus en cavale.

La République démocratique du Congo est en alerte maximale depuis l’évasion spectaculaire survenue dans la nuit de mardi à mercredi à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, a affirmé que cette évasion est l’œuvre de milliers d’hommes lourdement armés, appartenant à la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo, qui voulaient libérer leur chef spirituel Ne Mwanda Nsemi et ses proches, aujourd’hui en cavale. En mars dernier, ils avaient été incarcérés pour outrage au chef de l’Etat et incitation à la violence. Autorités, forces de défense et de l’ordre, aidées par la population, sont mobilisées à l’effet de rattraper les fugitifs. Selon les derniers chiffres donnés par des sources proches de l’enquête, plus de 4 600 détenus sont recherchés dont certains présentés par la police comme des bandits de grand chemin.
Pour parvenir à leur objectif, les autorités congolaises ont lancé un appel invitant toute la population congolaise à une franche collaboration, surtout en matière de renseignement. «A la suite de cette évasion, plusieurs prisonniers dangereux et auteurs de crimes crapuleux se sont volatilisés dans la nature. La police lance un appel à la collaboration à l’endroit des Kinois pour dénoncer tous ces criminels et évadés qui se cacheraient dans les différents quartiers de la ville de Kinshasa et signaler de leur présence aux forces de l’ordre et de sécurité. La police compte sur la collaboration de la population pour éviter la recrudescence de la criminalité dans les prochains jours», a déclaré le colonel Pierrot Mwana Mputu. «Toutes ces opérations de la police, comme le bouclage, seront faites lorsque nous compterons avec la collaboration de la population. C’est la population qui va nous indiquer où se cachent les éventuels évadés. Si la population collabore avec nous, ce sera plus facile de récupérer tous ces évadés et les retourner en cellule», a expliqué le porte-parole de la police congolaise.
Construite à l’époque coloniale, la prison centrale de Makala était destinée à accueillir 1 500 détenus. Des sources concordantes parlent d’une surpopulation qui avait déjà atteint les 7 000 prisonniers et dont la gestion commençait à peser aussi bien pour le personnel en service que pour les pouvoirs publics en matière de nutrition et de soins.

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