Cancer du sein et du col de l’utérus: L’Afrique fait bloc

Réunis dans la ville d’Algérie de Tizi Ouzou du 12 au 13 mai dernier, des cancérologues du continent ont tablé sur des techniques de diagnostic et de nouveaux protocoles thérapeutiques.

Le cancer. Une menace sanitaire qui plane continuellement sur les cieux de l’Afrique. En Algérie et en Guinée Konakry par exemple, 12 000 et 6000 cas de malades sont respectivement recensés par an. Pour faire face à ce qui est désormais un problème de santé publique, le continent a résolu d’organiser la riposte. C’était dans le cadre des premières journées internationales de cancérologie, organisées du 12 au 13 mai dernier par l’hôpital Chahids Mahmoudi à Tizi Ouzou. 172 cancérologues et autres experts en radiothérapie du Cameroun, de Guinée Conakry, de la République du Congo, de la Mauritanie et du Mali ont fait le déplacement pour la circonstance. La cérémonie d’ouverture officielle a été marquée par une allocution de Mohammed Bouderbali, le Wali (la première personnalité) de cette partie de la Kabylie.

« Nous voulions sensibiliser sur la possibilité de guérir ces pathologies en communiquant sur les dernières avancées en la matière », a révélé le Dr Saïd Mahmoudi, président directeur général de l’hôpital hôte. Entre autres thématiques évoquées : le dépistage et le traitement médical des cancers, la stratégie de diagnostic ; la curiethérapie et la radiothérapie.

La bonne nouvelle est qu’il existe une évolution des techniques de diagnostic et des protocoles thérapeutiques, à l’instar du PET Scan. Il s’agit d’une imagerie fonctionnelle qui renseigne sur l’activité et la morphologie des lésions cancéreuses, régulièrement pratiquée en Europe. En Afrique, l’hôpital Chahids Mahmoudi est le premier à recourir à ce procédé. Il dispose à cet effet d’équipements de radiologie et d’IRM ainsi que d’imagerie moléculaire et physiologique, dont le PET Scan. Séduits par cette expérience, la Mauritanie, le Mali et la Guinée Conakry ont souhaité établir une collaboration avec l’hôpital, pour y évacuer leurs malades.

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