Cameroun-Guinée équatoriale: la sécurité transfrontalière renforcée

La première réunion d’évaluation de la coopération policière entre les deux pays s’est tenue à Ebolowa, le 17 mai dernier

 

Traquer les malfrats et les trafiquants de tous bords au-delà des frontières. Tel est le combat commun que les polices de Guinée équatoriale et du Cameroun viennent de décider de mener. Les contours et les stratégies de cette action commune contre tout acte de banditisme, voire de terrorisme, ont été, le 17 mai dernier, au centre de la première session du comité de suivi de l’accord de coopération et de sécurité transfrontalières signé le 5 septembre 2015 en Guinée équatoriale, de la volonté des présidents Paul Biya, du Cameroun et de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale. Cet accord, a-t-on appris, au cours des travaux d’Ebolowa dont l’ouverture a été présidée par le gouverneur Félix Nguélé Nguéle, intègre le volet formation des éléments de police de Guinée équatoriale dans les écoles et centres de formation du Cameroun.
Il a été question, pour les deux délégations conduites respectivement par Dominique Baya, secrétaire général de la délégation générale à la Sûreté nationale du Cameroun, et Reginaldo Biyogo Ndong Anguesomo, secrétaire général du ministère de la Sécurité nationale de Guinée équatoriale, de voir comment rendre concret cet accord et d’implémenter, sur le terrain, les politiques des deux Etats, sur la lutte contre la criminalité transfrontalière, à travers la communication et l’action directe entre les autorités des deux pays. Entre les deux délégations, deux aspects ont été débattus, à savoir : l’évaluation du processus sur l’accord de coopération, d’une part, et la sécurité transfrontalière, d’autre part. Malgré des échanges parfois houleux, les deux parties ont relevé des avancées sur la mise en œuvre de l’accord de coopération sur la sécurité transfrontalière entre les deux pays et formulé des propositions à soumettre à leurs hiérarchies respectives.

 

Réactions

 

Dominique Baya: « Les éléments de police doivent être formés »

Secrétaire général de la Dgsn, chef de la délégation camerounaise

« Le 5 septembre 2015, le Cameroun et la Guinée équatoriale ont signé un accord, en matière de sécurité et de formation. C’est un accord de coopération, dans lequel, les deux pays mettent ensemble leurs moyens pour lutter contre la criminalité transnationale, qui sévit entre nos deux Etats. Mais, pour lutter efficacement contre cette criminalité, il faut que les éléments de sécurité soient mieux formés. C’est pour cela que cet accord s’étend également à la formation des policiers des deux pays. Comme l’on peut le relever, l’Ecole de police de Yaoundé, et le Centre d’application et de formation de la police de Mutengene ont une vocation pratiquement sous régionale».

 

 Réginaldo Biyogo Ndong Anguesomo: « Les malfrats seront traqués »

Secrétaire général du ministère de la Sécurité nationale, chef de la délégation de Guinée équatoriale

« Nous voulons mener en synergie la vie dure aux malfaiteurs, tant du côté équato-guinéen que du côté camerounais. Nous voulons aussi et surtout anéantir tous ceux qui mettent en péril la paix et la sécurité entre nos deux Etats. A tous ces fauteurs de trouble, nous disons que la récréation est terminée. Nous sommes donc à Ebolowa, en collaboration avec nos collègues du Cameroun, pour renforcer cette synergie d’action et arrêter des stratégies de lutte contre ces malfaiteurs qui écument nos frontières communes. Nous pensons, à la longue, que si un voleur est pris par la police camerounaise et qu’il soit identifié par celle de Guinée équatoriale, qu’il soit extradé du pays de son arrestation vers le pays où le forfait a été commis ».
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category