Les miracles de Mère Teresa

La canonisation de Mère Teresa par le pape François coule de source. Née  dans une famille albanaise en Macédoine et décédée le 5 septembre 1997 à Calcutta en Inde, Gonxhe Agnes Bojaxhiu a obtenu les deux miracles qui sont les signes de sa proximité avec Dieu pour être admise dans le cercle étroit des Saints. Le premier miracle qui lui est attribué intervient en 2003 à travers la guérison par intercession d’une Bengalie souffrant d’un cancer. Elle est alors béatifiée par le pape Jean Paul II. Le second miracle relevant de Mère Teresa est enregistré en 2015 lorsque le Vatican lui accorde la guérison par intercession d’un Brésilien atteint de tumeurs au cerveau. 
C’est en septembre 1928 que la jeune Albanaise effectue son entrée chez les sœurs de Notre-Dame de Lorette à Dublin. Elle adopte alors le nom de Mère Teresa. En janvier 1929, elle se rend à Calcutta en Inde pour enseigner à l’école Sainte Marie jusqu’en 1948. En octobre 1950, elle fonde la congrégation des missionnaires de la charité. En 1960, elle ouvre des orphelinats et des centres de soins en Inde et à l’étranger. En 1979, elle reçoit le prix Nobel de la paix. S’il est clair que Mère Teresa a consacré sa vie pour soulager les souffrances des pauvres, elle ne s’imaginait certainement pas, de son vivant, que son œuvre mériterait une reconnaissance d’aussi grande ampleur. Lors d’une catéchèse précédant la canonisation, le pape François a relevé que Mère Teresa mérite d’être proclamée sainte. En 2003, lors de la cérémonie de béatification de la religieuse des plus déshérités, devant 300.000 fidèles réunis à la Place Saint Pierre de Rome, le pape Jean Paul II reconnaissait en elle « une infatigable bienfaitrice de l’humanité ». La supérieure générale de la congrégation des missionnaires de la charité estime, à juste titre, que l’objectif de Mère Teresa n’était pas de supprimer la misère à Calcutta et dans le monde mais d’apporter de l’amour à des individus qui souffrent. De ce point de vue, beaucoup d’observateurs avertis pensent qu’elle pratiquait réellement le christianisme. La reconnaissance de l’Eglise catholique pour son immense œuvre mérite d’être saluée.        
 

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