Une expo qui donne le ton

« Cheminements », la toute première exposition de la nouvelle galerie d’art est la vitrine de ce qu’elle proposera sur le plan artistique.

 

Etre le premier à soumettre un travail face à un jury peut exercer la plus grosse des pressions. Le défi est grand, et les artistes qui dévoilent leurs œuvres au cours de la toute première exposition de la nouvelle galerie d’art contemporain de Yaoundé, mesurent ce poids de la responsabilité. « Cheminements, art contemporain du Cameroun » est comme son thème l’indique, une approche particulière des arts visuels au Cameroun. Peinture, sculpture, dessin, photographie, et autres, piquent le vif de l’attention en promenant avec panache les visiteurs qui posent un regard curieux sur chaque étape de ce premier voyage.
Dès l’entrée, on est frappé par cette sculpture métallique de Francis Sumegne, à la posture d’un patriarche fier et imposant. Elle introduit ce collectif d’artistes dynamique avec force et envie d’exploration. Car la balade entre les couloirs et les salles de la galerie trace une voie haletante vers la découverte et l’imaginaire. 25 artistes camerounais pour une quarantaine de trésors des quatre aires culturelles du pays, commandent un rythme soutenu, que Landry Mbassi, commissaire de l’exposition a su dompter et marier pour un rendu agréable. L’énergie dégagée par les œuvres est omniprésente. La ville s’anime sur les toiles de Rostand Pokam Kouam, réveillée par les couleurs chaudes et les ombres, comme sur son tableau « Marché sahel ». Tout près, la jeune Wilfried Mbida garde cette folie du mouvement avec son œuvre « Remix Takam 2 », véritable plongeon dans les secrets de la danse traditionnelle de l’Ouest du pays. L’idée de vie et de communion est également le fond de la réflexion menée par Christine Tsala, qui nous guide dans son « monde enchanté ». La galerie suscite beaucoup d’attente mais aussi nombre d’ambitions de la part des artistes plasticiens. Reine Dibussi, dessinatrice, voit en ce nouveau cadre d’expression, « un espoir et une saine émulation pour les jeunes artistes ». Du 31 mai au 31 juillet 2017, la première exposition poursuivra cette aventure, en attendant que d’autres pensées et esprits impertinents viennent tapisser les murs et remplir les espaces de la galerie d’art contemporain de Yaoundé.

 

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