Côte d’Ivoire: Les « démobilisés » se rangent

Un accord a été trouvé entre les ex-rebelles et  le gouvernement ivoirien pour tourner la page des mutineries

 

Le gouvernement ivoirien poursuit son action d’apaisement des récentes tensions suscitées dans le pays par des groupes de démobilisés -d'anciens rebelles non-intégrés à l'armée.  Une dizaine de jours après leur mouvement de colère qui s'était soldée par quatre morts lors de la dispersion d'une de leurs manifestations, « un accord a été trouvé. On ne paie pas les primes mais nous avons trouvé un terrain d'entente », a déclaré le ministre ivoirien de l'Intérieur, Hamed Bakayoko. Ces propos ont été confirmés  par un porte-parole des démobilisés. « Le gouvernement nous a fait de belles propositions que nous avons acceptées. Nous sommes satisfaits et la protestation est terminée », selon Diomandé Megbé.  Toutefois, aucune des deux parties n’a révélé les termes de l’accord conclu.
Comme les soldats qui se sont mutinés en janvier et mai à Bouaké et dans d'autres villes de Côte d'Ivoire, les  « démobilisés » réclamaient des primes. Ils ont fixé le montant de celles-ci à 18 millions de francs CFA pour chacun des près de 6000 d’entre eux. Mais cette somme est supérieure aux 12 millions obtenus par les mutins, qui avaient été intégrés à l’armée après le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Aujourd’hui les démobilisés ont décidé de rentrer dans les rangs pour sauvegarder la paix sociale. « On a décidé de rentrer dans les rangs, de respecter l’autorité de l’Etat » a déclaré Ouattara Amadou un des leaders du mouvement des démobilisés. « Il n’est plus question de perturber la quiétude des Ivoiriens » a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Sekou Touré, a rencontré mercredi dernier à Bouaké les mutins de janvier et mai dernier qui sont retournés dans les casernes  après avoir obtenu le versement de leurs primes. « J’ai rappelé que dans l’armée, il y a trois catégories de personnel : les officiers, les sous-officiers, et les militaires du rang. Désormais, c’est de ces trois catégories que je voudrais entendre parler », a déclaré le général à la presse.

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