Une enquête judiciaire ouverte

Vendredi dernier, le procureur de la République près la cour d’appel du Centre a publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête judiciaire « pour mort suspecte».  Il y a mort suspecte, explique Me Emmanuel Mbiam, avocat et député à l’Assemblée nationale, lorsque la cause de la mort n’est pas claire. « Sans doute le procureur de la République veut-il dire que des indices existent qui montrent que la cause de ce décès n’est pas clairement définie. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’ouverture de l’information judiciaire », ajoute Me Emmanuel Mbiam. Seules les preuves rapportées par l’enquête détermineront le genre de mort. L’évêque a-t-il été projeté dans l’eau ? S’est-il jeté de son propre chef dans le fleuve ? L’enquête établira la vérité sur le suicide ou le meurtre. « En attendant, le corps demeure sous la main de la justice jusqu’à établissement du genre de mort. Il reste la pièce maîtresse de l’opération », argumente Me Emmanuel Mbiam.
Aucun délai n’a été annoncé pour avoir les résultats, car tout dépendra de la rapidité ou de la complexité du travail. Si cela est nécessaire, on pourrait même faire appel à l’expertise internationale plus outillée en matière de police scientifique, suppute notre soucre. Les enquêteurs analyseront tout ce qui peut permettre d’élucider le drame : l’autopsie, mais aussi les empreintes sur le corps, les éventuelles blessures, la posture du macchabée, etc.
Le procureur de la République a un éventail large d’administrations judiciaires compétentes. Pour le cas d’espèce, la tâche a été confiée conjointement à la direction de la police judiciaire et au service central de recherche judiciaire de la gendarmerie, sous la coordination du procureur général près la Cour d’appel du Centre.

 

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